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Publié le 24 septembre 2023 18:32:00. Des manifestations déclenchées par la dévaluation de la monnaie iranienne dégénèrent en affrontements violents à travers le pays, faisant plusieurs morts et entraînant des arrestations massives, tandis que le gouvernement promet un dialogue avec les représentants économiques.

  • Au moins six personnes ont perdu la vie dans les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre en Iran.
  • Les protestations, initialement menées par des commerçants à Téhéran, se sont étendues à une dizaine d’universités et à plusieurs provinces du pays.
  • Le gouvernement iranien a annoncé son intention d’engager des discussions avec les syndicats et les entreprises, sans préciser les modalités.

Les troubles actuels s’inscrivent dans un contexte économique difficile pour l’Iran, exacerbé par les sanctions internationales liées à son programme nucléaire. La chute du rial iranien, qui a perdu près de la moitié de sa valeur face au dollar au cours de l’année écoulée, et une inflation atteignant 42,5 % en décembre dernier, ont provoqué un mécontentement croissant parmi les commerçants et une partie de la population.

Selon l’agence de presse iranienne Fars, trois manifestants ont été tués et 17 blessés lors d’une attaque contre un poste de police dans la province du Lorestan. Les manifestants auraient affronté les forces de l’ordre et incendié des véhicules de police. Deux civils auraient également perdu la vie à Lordegan. Par ailleurs, les Gardiens de la révolution iraniens ont fait état du décès d’un membre de la milice Basij, affiliée à leurs forces, et de 13 blessés lors d’affrontements.

Les premières manifestations ont éclaté dimanche à Téhéran, où des commerçants exprimaient leur frustration face à la dépréciation de la monnaie nationale, rendant les importations de marchandises de plus en plus difficiles. Le mouvement de contestation s’est rapidement propagé à d’autres villes, et mardi, des étudiants d’au moins dix universités iraniennes ont rejoint les rangs des manifestants. Des arrestations ont été signalées dans les provinces occidentales de Kermanshah, du Khuzestan et de Hamadan, ainsi que dans la province méridionale de Fars.

Le gouvernement iranien a réagi en annonçant son intention d’ouvrir un dialogue direct avec les représentants des syndicats et des entreprises. Une porte-parole gouvernementale a déclaré que des discussions seraient organisées, mais n’a fourni aucun détail supplémentaire sur la nature ou le calendrier de ces rencontres.

Les autorités iraniennes ont déjà réprimé avec fermeté les manifestations passées, souvent liées à la hausse des prix, à la sécheresse, aux restrictions imposées aux droits des femmes et aux libertés politiques, en recourant à des mesures de sécurité strictes et à des arrestations massives.

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Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.
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