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Mise en œuvre des « connaissances locales » grâce à la gestion intégrée de la production alimentaire, de l’éducation et de l’alimentation locale

Publié le 6 janvier 2026. Au cœur de la ville de Kamiyama, au Japon, un projet innovant redonne vie à l'agriculture locale et attire une nouvelle génération vers le monde rural, en misant sur une approche intégrée allant…

Mise en œuvre des « connaissances locales » grâce à la gestion intégrée de la production alimentaire, de l’éducation et de l’alimentation locale

Publié le 6 janvier 2026. Au cœur de la ville de Kamiyama, au Japon, un projet innovant redonne vie à l’agriculture locale et attire une nouvelle génération vers le monde rural, en misant sur une approche intégrée allant de la production à la consommation.

  • Le projet « Food Hub » de Kamiyama vise à revitaliser l’agriculture locale face au vieillissement des agriculteurs et aux difficultés de commercialisation.
  • Il combine production biologique, formation agricole, éducation alimentaire et vente directe aux consommateurs, notamment via un restaurant, une boulangerie et une épicerie.
  • Le projet attire des jeunes de l’extérieur de la région, créant des emplois stables et offrant une alternative à la vie urbaine.

Lancé il y a onze ans, en 2015, le projet « Food Hub » est né d’une réflexion collective d’habitants et de jeunes fonctionnaires sur l’avenir de la ville de Kamiyama. Leur principale préoccupation était la pérennité de l’activité agricole locale, confrontée au vieillissement de la population et à des défis en matière de distribution et de vente. En avril 2016, cette initiative s’est concrétisée avec la création de la « Kamiyama Solidarity Corporation », une société réunissant des acteurs publics et privés, dont l’agence de marketing web « Monosas », basée à Tokyo et disposant d’un bureau satellite à Kamiyama.

Le « Food Hub Project » s’articule autour de trois piliers : la production, l’éducation alimentaire et la commercialisation locale. Le volet production se concentre sur la culture biologique sur des terres auparavant inutilisées et l’achat de produits aux agriculteurs locaux. Un programme de formation agricole est également proposé, accueillant chaque année deux stagiaires qui souhaitent se reconvertir dans l’agriculture. Ces stagiaires bénéficient d’une aide financière pouvant atteindre 14 millions de yens (environ 90 000 €) par an, grâce à la reconnaissance de la structure comme établissement d’enseignement national. Le département d’éducation alimentaire ne se limite pas à l’enseignement de l’agriculture et de la cuisine aux élèves de la ville ; il développe également des produits transformés à partir des ressources locales.

La division commerciale locale gère le restaurant « Kamaya », la boulangerie « Kamapan » et une épicerie, assurant également l’approvisionnement en produits locaux pour les grands magasins de la région et les cantines scolaires. Le restaurant « Kamaya », véritable vitrine du savoir-faire local, propose un menu du déjeuner unique, composé de riz et de quatre accompagnements qui varient chaque semaine, en privilégiant les ingrédients de saison. Un indicateur, le « taux de production », est affiché pour informer les clients sur l’origine des produits : environ 75 % des céréales, fruits et légumes proviennent de Kamiyama, tandis que les autres produits, tels que la viande et le poisson, sont sourcés en priorité dans la préfecture de Tokushima.

« Nous affichons les noms des agriculteurs à la place des intitulés des plats dans le restaurant, et même les baguettes sont fabriquées à partir de cèdre cultivé dans le village. »

Daisuke Sasagawa, chef de la division alimentaire locale

Le projet « Food Hub » emploie actuellement une trentaine de personnes. Si certains agriculteurs sont originaires de Kamiyama, la majorité des employés sont de jeunes venus d’autres régions. Daisuke Sasagawa, le chef de la division alimentaire locale, est lui-même un boulanger originaire de Tokyo, attiré par l’opportunité de travailler à « Kilnpan » à une époque où la ville était dépourvue de boulangeries. Ces emplois stables attirent une nouvelle population vers le village, dynamisant l’économie locale et offrant de nouvelles perspectives aux habitants.

« Quand je travaillais dans un restaurant à Tokyo, j’utilisais des ingrédients dont j’ignorais l’origine et je cuisinais frénétiquement sans même savoir qui les mangeait, mais ici, c’est différent. Je suis très satisfaite de l’environnement détendu dans la nature. »

Misato Oto, chef à Kamaya

Le projet « Food Hub » de Kamiyama représente un modèle de revitalisation rurale, basé sur la valorisation des produits locaux, la création d’emplois et l’attractivité du territoire pour les jeunes générations.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.