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Les États-Unis tentent de saisir un pétrolier lié au Venezuela après des semaines de poursuite – The Irish Times

Publié le 7 janvier 2026 à 10h42. Les États-Unis poursuivent une course-poursuite tendue dans l'Atlantique Nord avec un pétrolier, initialement vénézuélien puis immatriculé en Russie, après une tentative de saisie avortée en mer des Caraïbes. Cette affaire, qui…

Les États-Unis tentent de saisir un pétrolier lié au Venezuela après des semaines de poursuite – The Irish Times

Publié le 7 janvier 2026 à 10h42. Les États-Unis poursuivent une course-poursuite tendue dans l’Atlantique Nord avec un pétrolier, initialement vénézuélien puis immatriculé en Russie, après une tentative de saisie avortée en mer des Caraïbes. Cette affaire, qui pourrait exacerber les tensions avec Moscou, met en lumière les stratégies employées pour contourner les sanctions américaines.

  • Les garde-côtes américains et l’armée américaine tentent de saisir le pétrolier Marinera, anciennement Bella-1, après qu’il a échappé à un blocus maritime.
  • La présence de navires militaires russes, dont un sous-marin, à proximité du pétrolier a été signalée pendant l’opération.
  • Plusieurs autres pétroliers opérant au Venezuela ont récemment changé de pavillon pour la Russie, suggérant une stratégie concertée pour éviter les sanctions.

La tension monte dans l’Atlantique Nord alors que les États-Unis intensifient leurs efforts pour intercepter le pétrolier Marinera. Après avoir échappé à une tentative d’arraisonnage en mer des Caraïbes le 21 décembre, le navire, qui avait initialement pris le départ d’Iran, a entrepris une course vers le nord-est, entre l’Islande et l’Irlande. Les autorités américaines affirment disposer d’un mandat de saisie en raison de l’absence d’un pavillon national valide.

L’affaire prend une dimension géopolitique avec la présence signalée de navires militaires russes à proximité du Marinera, notamment un sous-marin. Selon des responsables américains, cités sous couvert d’anonymat, cette proximité s’est produite pendant l’opération de poursuite. Le pétrolier a d’abord tenté de déjouer les efforts américains en peignant un drapeau russe sur sa coque, en changeant de nom (de Bella-1 à Marinera) et en s’enregistrant dans les bases de données officielles des navires russes. La Russie a même officiellement demandé aux États-Unis de cesser leur poursuite, sans succès.

Mardi, une vidéo diffusée par la chaîne de télévision publique russe RT montrait le Marinera suivi par un navire des garde-côtes américains dans des conditions météorologiques brumeuses. Ce pétrolier fait partie d’une flotte dite « fantôme », accusée de transporter du pétrole pour la Russie, l’Iran et le Venezuela en violation des sanctions internationales imposées par les États-Unis et d’autres pays. L’administration Trump avait ordonné un « blocus complet » des pétroliers sanctionnés à destination et en provenance du Venezuela.

Le changement de pavillon vers la Russie n’est pas isolé. Au moins trois autres pétroliers opérant dans les eaux vénézuéliennes ont également basculé sous pavillon russe ces dernières semaines, selon le Registre maritime russe des transports maritimes. L’un de ces navires a même disparu des eaux vénézuéliennes cette semaine, malgré le blocus américain. Ces navires ont tous été sanctionnés par les États-Unis pour avoir transporté du pétrole iranien ou russe et ont déclaré leurs ports d’attache dans les villes russes de Sotchi ou de Taganrog.

Cette situation illustre une escalade des tensions entre les États-Unis et la Russie, exacerbées par le soutien de Moscou à Caracas, un allié de longue date. Le New York Times rapporte que cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de confrontation autour de la politique américaine envers le Venezuela.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.