La trajectoire fulgurante de Nicki Minaj semble avoir pris un virage inattendu ces derniers mois, suscitant l’indignation de nombreux fans. La rappeuse, autrefois figure de proue de la communauté LGBTQ+, s’est rapprochée de l’administration Trump, une volte-face qui provoque une vive controverse.
En novembre dernier, Minaj a partagé sur les réseaux sociaux un message de Donald Trump concernant la situation des chrétiens au Nigeria et a exprimé son intention de collaborer avec l’administration sur cette question. Puis, en décembre, elle a créé la surprise en apparaissant lors de la convention AmericaFest de Turning Point USA, où elle a adressé des éloges appuyés à Charlie Kirk, décédé (qui avait auparavant déclaré que Minaj n’était pas un bon modèle pour les jeunes femmes noires) et au vice-président JD Vance. Un moment particulièrement maladroit s’est produit lorsqu’elle a qualifié Vance d’« assassin » en s’adressant à Erika Kirk, la veuve de Charlie Kirk, mais elle a rapidement été pardonnée pour cette gaffe.
« J’adore cette femme », a déclaré Erika Kirk après cet incident. Cependant, cette proximité avec le camp conservateur a déclenché une vague de protestation en ligne. Deux pétitions demandant l’expulsion de Minaj ont déjà recueilli plus de 120 000 signatures. Née à Trinidad-et-Tobago, Minaj est arrivée aux États-Unis enfant sans papiers et s’était auparavant élevée contre les politiques d’immigration restrictives de Trump, allant jusqu’à rapper à ce sujet en 2016 : « Island girl, Donald Trump want me go home » (« Fille des îles, Donald Trump veut que je rentre chez moi »).
Certains spéculent que Minaj, désormais titulaire d’une carte verte, pourrait penser que son soutien à Trump la protégera d’une éventuelle expulsion, malgré la pression populaire. Au-delà de la question de l’immigration, la transformation de Minaj soulève des interrogations sur l’évolution de ses convictions. La rappeuse avait autrefois exprimé son indignation face aux politiques de séparation des familles mises en œuvre par Trump. S’agit-il d’un véritable revirement idéologique ou d’une stratégie calculée ?
Une théorie circule sur les réseaux sociaux, suggérant que Minaj pourrait espérer obtenir un pardon présidentiel pour son mari, Kenneth Petty (condamné pour agression sexuelle), et son frère (accusé de viol sur enfant). Bien que Trump soit connu pour accorder des grâces à des personnalités controversées, il n’a pas le pouvoir d’annuler les condamnations prononcées par les tribunaux des États.
Une autre hypothèse est que Minaj aurait compris que s’attirer les foudres des progressistes et rallier le camp Trump pourrait s’avérer lucratif pour sa carrière. Elle a peut-être perdu une partie de son public, mais il n’est pas impossible qu’elle occupe bientôt des postes de haute responsabilité, voire qu’elle devienne la nouvelle directrice du FBI, la présidente du Venezuela ou la reine du Groenland.
À lire aussi
