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L’Europe s’unit pour « protéger le Groenland »… Allemagne, France et Pologne « Ce n’est pas quelque chose qui se vend. »

L'Allemagne, la France et la Pologne ont exprimé une vive inquiétude face aux récentes déclarations américaines concernant le Groenland, allant jusqu'à évoquer une possible intervention militaire. Cette prise de position ferme de l'« Alliance du Triangle de Weimar…

L’Europe s’unit pour « protéger le Groenland »… Allemagne, France et Pologne « Ce n’est pas quelque chose qui se vend. »

L’Allemagne, la France et la Pologne ont exprimé une vive inquiétude face aux récentes déclarations américaines concernant le Groenland, allant jusqu’à évoquer une possible intervention militaire. Cette prise de position ferme de l’« Alliance du Triangle de Weimar » intervient alors que Washington affiche ouvertement son intérêt pour l’île, suscitant des craintes quant à une remise en question de la souveraineté et de l’ordre international.

Lors d’une conférence de presse conjointe tenue à Paris le 7 septembre, les ministres des Affaires étrangères des trois pays ont unanimement critiqué les ambitions américaines. Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, a été particulièrement direct : « Le Groenland n’est pas à vendre, et il ne peut pas non plus être enlevé. L’ère de l’achat et de la vente de la Louisiane est révolue. Ces menaces doivent cesser. » Cette référence à la vente de la Louisiane en 1803 souligne l’inadmissibilité, selon Paris, d’une approche transactionnelle en matière de souveraineté territoriale.

Johan Badeful, son homologue allemand, a insisté sur le fait que « le sort du Groenland ne peut être décidé que par les Groenlandais et le Danemark ». Il a réaffirmé l’importance du respect des principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies, notamment en matière de souveraineté, d’intégrité territoriale et d’inviolabilité des frontières. « Toutes les questions liées à la sécurité dans l’Arctique doivent être discutées au sein de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) », a-t-il ajouté, exprimant sa confiance dans la capacité de l’alliance à rester une force de défense incontournable.

Radoslaw Sikorski, ministre polonais des Affaires étrangères, a souligné que les questions territoriales, de paix et de guerre relèvent de la compétence du Congrès américain. « J’aimerais connaître la position du Congrès américain sur la question du Groenland », a-t-il déclaré. Des représentants américains, Blake Moore et Steny Hoyer du « Groupe d’amitié du Danemark », un groupe bipartite au Congrès, ont déjà dénoncé cette initiative, la qualifiant d’« acte inutile et dangereux » et d’« attaque contre l’OTAN ».

Les tensions ont été exacerbées par les déclarations du président américain Donald Trump, qui avait précédemment évoqué une intervention militaire au Venezuela et justifié son intérêt pour le Groenland par des impératifs de défense. Caroline Levitt, la secrétaire de presse de la Maison Blanche, a affirmé que « la sécurité du Groenland est une priorité de sécurité nationale pour les États-Unis » et que « le recours à la force militaire est toujours l’une des options disponibles pour le commandant en chef ».

L’escalade verbale et les ambitions affichées par les États-Unis suscitent des inquiétudes quant à un possible conflit qui dépasserait le cadre diplomatique et menacerait l’alliance transatlantique. Ian Bremer, président du cabinet de conseil Eurasia Group, a mis en garde contre une « crise existentielle » pour cette alliance, estimant que si les États-Unis ne respectent pas les normes européennes, ils ne seront plus considérés comme un allié fiable.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.