Le gouvernement britannique s’apprête à présenter une loi ambitieuse visant à aligner plus étroitement sa réglementation sur celle de l’Union européenne, marquant une nouvelle étape dans la redéfinition des relations post-Brexit. Ce projet de loi, annoncé par un responsable gouvernemental au site Politique, devrait être débattu au Parlement au printemps ou à l’été.
L’initiative s’inscrit dans un effort plus large de réinitialisation des relations avec Bruxelles, cherchant à établir des bases solides pour l’avenir. Elle permettrait à Londres d’adopter automatiquement de nouvelles règles européennes dans des domaines clés tels que la sécurité alimentaire, le bien-être animal, la réglementation des pesticides, les échanges de quotas d’émission et le marché de l’électricité. Un droit de veto resterait toutefois possible pour le Royaume-Uni dans certains cas spécifiques.
Selon un porte-parole du gouvernement, cet accord renforcera la coopération diplomatique, économique et sécuritaire avec l’UE et pourrait générer environ 9 milliards de livres sterling (environ 10,5 milliards d’euros) de retombées économiques pour le Royaume-Uni d’ici 2040. Les détails précis du texte législatif seront dévoilés ultérieurement.
Parallèlement à cette annonce, des négociations se poursuivent sur des réglementations sectorielles plus précises, notamment dans le secteur agricole et concernant les mécanismes techniques des échanges de quotas d’émission. Le ministre des Relations européennes, Nick Thomas-Symonds, avait déjà souligné l’année dernière que le Parlement britannique aurait « à juste titre » son mot à dire sur les nouvelles normes européennes, réaffirmant ainsi le « droit » du Royaume-Uni à influencer la future politique européenne.
« Le Parlement aura à juste titre son mot à dire sur les nouvelles règles européennes », avait déclaré Nick Thomas-Symonds, ministre des Relations européennes.
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