Publié le 7 janvier 2026 14:35:00. Une décision historique de la Cour suprême mexicaine offre aux familles une liberté inédite dans la composition des noms de leurs enfants, rompant avec une tradition séculaire où le nom de famille paternel prévalait.
- La Cour suprême de justice de la nation (SCJN) a déclaré inconstitutionnelle l’obligation d’inscrire les nouveau-nés avec le nom de famille du père en premier.
- Les parents sont désormais libres de choisir l’ordre des noms de famille de leurs enfants, sans contrainte légale.
- La décision ouvre également la voie à l’utilisation de noms de famille composés ou de combinaisons plus complexes.
La Cour suprême mexicaine a rendu un arrêt majeur qui change la donne en matière d’état civil. Jusqu’à présent, la pratique consistant à inscrire les enfants avec le nom de famille paternel en premier était profondément ancrée dans la culture juridique et sociale du pays. Cette tradition, bien que rarement remise en question, était perçue par certains comme un symbole de patriarcat et d’inégalité entre les sexes.
L’arrêt, approuvé à l’unanimité par les neuf juges de la Cour, stipule que cette imposition limite la liberté des familles et renforce des stéréotypes discriminatoires. Il fait suite à une première décision rendue en 2025 et s’applique désormais à l’ensemble du territoire mexicain. Les parents pourront ainsi convenir librement de l’ordre des noms de famille de leurs enfants lors de l’enregistrement de la naissance, sans qu’un ordre prédéfini ne soit imposé par la loi.
Au-delà de la simple question de l’ordre des noms, la SCJN a également élargi les possibilités en reconnaissant la validité des noms de famille composés ou de combinaisons comprenant plus de deux noms. Cette évolution juridique répond à une volonté de flexibilité et de personnalisation de l’identité familiale, permettant aux familles de refléter plus fidèlement leur histoire et leurs valeurs.
Cette décision de la Cour suprême établira un précédent contraignant pour la modification des codes civils dans tous les États mexicains. L’objectif est de garantir que l’enregistrement des enfants respecte la volonté de leurs parents, sans aucune forme de discrimination fondée sur le sexe ou sur des traditions obsolètes, conformément aux principes constitutionnels d’égalité et de non-discrimination.





