Publié le 16 janvier 2024 14:35:00. Asamoah Gyan, ancien capitaine de l’équipe nationale ghanéenne, a révélé que le souvenir cuisant de l’élimination du Ghana en quarts de finale de la Coupe du Monde 2010 est plus lié à son penalty manqué qu’à la main controversée de Luis Suárez.
- Asamoah Gyan regrette amèrement de ne pas avoir pu transformer le penalty accordé après le handball de Luis Suárez.
- L’ancien attaquant de Sunderland affirme avoir marqué 20 penaltys sur 20 à l’entraînement la veille du match contre l’Uruguay.
- Cette défaite a privé le Ghana et l’Afrique d’une première participation historique en demi-finale de Coupe du Monde.
Dans une interview accordée au podcast Rio Meets de Rio Ferdinand, Asamoah Gyan est revenu sur le quart de finale dramatique de la Coupe du Monde de la FIFA 2010 contre l’Uruguay. Le match, disputé en Afrique du Sud, s’était terminé sur un score nul et était allé en prolongation. À la dernière seconde, Luis Suárez a empêché un but certain en touchant le ballon de la main sur la ligne de but, commettant ainsi une faute qui a entraîné son expulsion.
Gyan s’est vu confier la responsabilité de tirer le penalty qui en a résulté, mais son tir a heurté la barre transversale. L’Uruguay a finalement remporté la séance de tirs au but, éliminant ainsi le Ghana et brisant les espoirs d’un continent entier.
L’attaquant ghanéen a confié qu’il était en pleine forme avant le match, se remémorant une séance d’entraînement particulièrement réussie.
« La veille du match, après l’entraînement, j’ai pris 20 penaltys, j’en ai marqué 20. Pour moi, en tant que footballeur, je comprends. Il a fait ce qu’il devait faire pour sauver son pays. »
Asamoah Gyan, ancien capitaine de l’équipe nationale ghanéenne
Malgré la polémique entourant l’action de Suárez, Gyan insiste sur le fait que son plus grand regret est de ne pas avoir pu punir l’Uruguay pour cette main.
« Il a triché, oui, mais il est devenu un héros. C’est moi qui ai eu l’occasion de le punir, et je ne l’ai pas fait. C’est ce qui fait le plus mal. Il ne s’agit plus de Suárez, mais du fait que je n’ai pas fini le travail. C’est quelque chose avec lequel je vivrai pour le reste de ma vie. »
Asamoah Gyan, ancien capitaine de l’équipe nationale ghanéenne
La défaite du Ghana a été vécue comme une immense déception sur le continent africain, qui rêvait de voir une équipe de son continent atteindre les demi-finales d’une Coupe du Monde pour la première fois de son histoire. Cet événement reste l’un des moments les plus douloureux de l’histoire du football africain.