Publié le 16 janvier 2026 à 10h49. Le chanteur Julio Iglesias a publiquement démenti les accusations de harcèlement et d’agressions sexuelles portées par deux anciennes employées, alors que l’affaire suscite une vive réaction en Espagne et pourrait remettre en question certaines de ses distinctions honorifiques.
- Julio Iglesias nie catégoriquement les accusations d’abus sexuels et de harcèlement formulées par deux anciennes employées.
- Les faits présumés se seraient déroulés en 2021 dans ses résidences en République dominicaine et aux Bahamas.
- Le parquet espagnol a été saisi et enquête sur les plaintes, soutenues par les organisations Amnesty International et Women’s Link.
Le chanteur espagnol Julio Iglesias a brisé le silence ce vendredi pour réfuter les allégations d’agressions sexuelles et de harcèlement portées contre lui par deux anciennes employées. L’affaire, révélée mardi par la chaîne de télévision américaine Univision et le média espagnol elDiario.es, a rapidement fait grand bruit, relançant le débat sur les violences sexuelles et le pouvoir des personnalités publiques.
Selon l’enquête journalistique, une ancienne domestique et une ancienne physiothérapeute affirment avoir été victimes d’humiliations, de harcèlement sexuel et, dans le cas de la première, de pénétrations non consensuelles. Ces abus auraient eu lieu en 2021 dans les propriétés de l’artiste en République dominicaine et aux Bahamas, alors que les femmes avaient respectivement 22 et 28 ans.
Dans un message publié sur Instagram, le chanteur de 82 ans a exprimé sa profonde tristesse et son indignation face à ces accusations.
« C’est avec un profond regret que je réponds aux accusations portées par deux personnes qui travaillaient auparavant dans ma maison. Je nie avoir abusé, contraint ou manqué de respect à une quelconque femme. Ces accusations sont absolument fausses et me causent une grande tristesse. »
Julio Iglesias, chanteur
Il a ajouté :
« Je n’ai jamais ressenti un tel mal, mais j’ai encore la force de faire connaître toute la vérité et de défendre ma dignité face à un grief aussi grave. »
Julio Iglesias, chanteur
Les plaignantes, identifiées sous les pseudonymes de Laura et Rebeca, ont déposé plainte auprès du parquet espagnol le 5 janvier, dénonçant des faits qui pourraient constituer des délits de traite des êtres humains aux fins d’imposer du travail forcé et de la servitude, des délits contre la liberté et l’indemnisation sexuelles (harcèlement sexuel), ainsi que des blessures et des délits contre les droits des travailleurs. Les organisations Amnesty International et Women’s Link leur apportent leur soutien.
Le parquet espagnol a indiqué qu’il recueillera les témoignages des deux femmes en tant que témoins protégés. L’avocate Gema Fernández, de Women’s Link, a expliqué que les faits avaient été signalés en Espagne en raison de la législation espagnole, qui offre aux victimes un accès plus facile à la justice. Le parquet dispose d’un délai de six mois, renouvelable une fois, pour décider de classer l’affaire ou de poursuivre les investigations.
Cette affaire intervient alors que Julio Iglesias, né en 1943, est une figure emblématique de la musique latino-américaine, ayant vendu des millions d’albums dans le monde entier. Il est également le père du chanteur Enrique Iglesias. Sa réputation de séducteur est bien connue, comme l’a rappelé son ancien manager, Fernán Martínez, qui a décrit un homme « très tactile » mais a affirmé n’avoir jamais été témoin de comportements agressifs. Iglesias partage sa vie depuis de nombreuses années avec l’ancienne mannequin néerlandaise Miranda Rijnsburger, avec qui il a cinq enfants.
La nouvelle a provoqué une onde de choc en Espagne, où Julio Iglesias est une célébrité nationale. Plusieurs membres du gouvernement ont évoqué la possibilité de lui retirer la Médaille d’or du mérite des beaux-arts, une distinction honorifique qu’il a reçue par le passé. La ministre du Travail, Yolanda Díaz, a qualifié les informations qui circulent de « terrifiantes » et de « choquantes ».
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