Le président Donald Trump a appelé à des frappes plus chirurgicales contre le Hezbollah au Liban lors d’une interview avec NBC**. Tandis que Washington tente de séparer les négociations libanaises de celles avec l’Iran, Israël poursuit ses opérations militaires dans la banlieue sud de Beyrouth, malgré des tensions diplomatiques croissantes entre Trump et Benyamin Nétanyahou.
La stratégie de Donald Trump : frappes chirurgicales et découplage avec l’Iran
Le président américain souhaite une modification de l’approche militaire israélienne au Liban. Dans un entretien enregistré vendredi et diffusé dimanche, Donald Trump a exprimé sa volonté de voir des opérations plus ciblées pour limiter les dommages collatéraux et favoriser une vie meilleure pour la population libanaise.J’aimerais voir une attaque plus chirurgicale contre le Hezbollah.

Tensions Washington-Tel Aviv sur la banlieue sud de Beyrouth

Bilan humain et échec du cessez-le-feu d’avril
| Indicateur | Données (La Presse) | Données (Le Devoir) |
|---|---|---|
| Morts libanais (total) | Plus de 3 560 | 3 468 |
| Morts récents (depuis lundi) | Non spécifié | 35 |
| Déplacés internes | Non spécifié | Plus d’un million |
| Pertes militaires israéliennes | Non spécifié | 26 soldats et 1 civil |
Le rôle nouveau de la Syrie d’Ahmed Al-Chareh
Dans ce chaos régional, une nouvelle variable diplomatique émerge : la Syrie. Depuis la destitution de Bachar al-Assad en 2024, Damas est dirigée par des autorités islamistes qui ont rétabli des liens avec Washington. Donald Trump a publiquement salué le travail du président syrien Ahmed Al-Chareh**, affirmant que ce dernier était prêt à apporter son aide pour stabiliser le Liban. L’ascension d’Al-Chareh marque un tournant historique. Il est devenu le premier dirigeant syrien, depuis l’indépendance du pays en 1946, à être reçu à la Maison-Blanche. Cette proximité, scellée lors d’une rencontre en Arabie saoudite en mai, suggère que Washington pourrait utiliser Damas comme un relais d’influence pour contrer l’axe Téhéran-Hezbollah. L’enjeu des prochains jours réside dans la capacité de Donald Trump à maintenir la pression sur l’Iran tout en empêchant une escalade totale à Beyrouth. Si les négociations avec la République islamique se poursuivent sans interruption, la réalité du terrain, marquée par des drones survolant la banlieue sud et des commerces fermés par panique, montre que la paix reste fragile.Find more reporting in our Monde section.
