Les exportations de pétrole du Venezuela ont diminué légèrement en juin, atteignant 1,2 million de barils par jour, selon des données publiées par Boursorama. Ce recul, de 1,24 million à 1,2 million, est imputable à des retards liés à deux séismes meurtriers ayant affecté les infrastructures de PDVSA, selon des documents de l’entreprise et des données de suivi des pétroliers. La ministre du Pétrole, Paula Henao, a affirmé que les stocks et la production étaient suffisants pour répondre à la demande, bien que l’état des terminaux proches des séismes reste inconnu.
Exportations en baisse après les séismes
Les deux séismes qui ont touché le Venezuela en mai ont causé des retards mineurs dans les terminaux de PDVSA, selon des données citées par Boursorama. Bien que les infrastructures principales, comme le terminal de José, aient été peu affectées, l’approvisionnement en électricité reste un obstacle pour les usines de traitement du pétrole. La raffinerie d’El Palito, par exemple, n’a pas encore repris pleinement ses activités. Les exportations vers les États-Unis ont augmenté à 630 000 barils par jour, tandis que celles vers l’Inde et l’Europe ont chuté, selon les mêmes données.
Nouvelles alliances énergétiques
Le Venezuela a signé plusieurs accords avec des entreprises étrangères pour exploiter ses gisements pétroliers et gaziers. La compagnie espagnole Repsol a obtenu un contrat d’exploration sur le lac de Maracaibo, tandis que Shell a participé à l’exploitation du gisement offshore de Loran, selon Le Figaro. Chevron, qui n’a jamais quitté le pays depuis 1923, a également renouvelé ses accords dans la ceinture de l’Orénoque. Ces partenariats marquent un tournant dans la politique énergétique du pays, après des mois d’hésitation post-déstabilisation de Nicolas Maduro.

Contexte politique et réformes légales
Depuis l’arrestation de Nicolas Maduro en janvier 2026, le Venezuela a adopté une nouvelle loi sur les hydrocarbures pour ouvrir le secteur au privé, rapporte l’Institut Des Libertés. Cette réforme, accompagnée de licences délivrées par l’OFAC, permet à des entreprises comme Shell, Maurel & Prom, Repsol, ENI, BP et Chevron d’opérer dans le pays. Le gouvernement américain a également lancé un plan pour relancer l’industrie pétrolière, en visant à réduire la dépendance à la Russie et à la Chine, selon le même article.
Enjeux économiques et infrastructures obsolètes
Malgré les réserves mondiales de pétrole, le Venezuela fait face à des défis majeurs, notamment l’obsolescence de ses infrastructures et la complexité de l’extraction du pétrole lourd, selon l’Institut Des Libertés. Les promesses de Trump, comme l’investissement massif pour moderniser le secteur, restent à prouver. Les experts soulignent que l’efficacité des projets dépendra de la capacité du pays à attirer des investissements stables et à résoudre les problèmes de gouvernance.

Les exportations vénézuéliennes, bien que stabilisées, restent fragiles face aux aléas géopolitiques et aux défis techniques. Les accords avec les entreprises étrangères pourraient offrir une voie de relance, mais leur succès dépendra de la stabilité politique et de la mise en œuvre des réformes légales. Les prochaines semaines seront cruciales pour évaluer l’impact de ces mesures sur l’économie du pays.
Boursorama | Le Figaro | <a Les partenariats internationaux, bien que prometteurs, devront démontrer leur durabilité pour transformer ces efforts en une croissance économique tangible et durable.
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