Le service français GEIPAN a expliqué 98 % des 1 000 signalements annuels de phénomènes aériens non identifiés, selon un article de Sciencepost. Seuls 2 % des cas restent sans explication, malgré des investigations approfondies.
Chaque année, environ 1 000 observations de lumières étranges dans le ciel français sont étudiées par le service GEIPAN, rattaché au CNES. Selon un article de Sciencepost, 98 % de ces cas trouvent une explication rationnelle, comme des satellites, des ballons ou des planètes visibles.
Une histoire de science, pas de mystère
Créé en 1977 lors d’une vague ovni, le GEIPAN a constitué l’une des bases de données les plus complètes sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés (PAN). Son approche, fondée sur des connaissances scientifiques reconnues, évite les spéculations. « Ici, pas de spéculation. On s’appuie uniquement sur des faits », indique l’article de Sciencepost.
Les enquêteurs croisent des données de trafic aérien, des positions planétaires et des lancements de satellites pour identifier les causes. Une lumière orangée en été ? Probablement une lanterne volante. Un point brillant à l’horizon ? Souvent Vénus. « La méthode est patiente, presque policière », souligne le rapport.
La classification A/B/C/D : un système rigoureux
Le GEIPAN utilise une grille de quatre catégories pour classer les cas. La catégorie A englobe les phénomènes identifiés, la B les cas très probables, la C les observations incomplètes, et la D les cas inexpliqués. « Plus un cas est étrange, plus il exige de preuves consistantes », explique l’article.
Les cas de la catégorie C, souvent isolés ou sans images, ne sont pas des énigmes mais des dossiers incomplets. « Ce ne sont pas des énigmes, seulement des enquêtes que l’on n’a pas pu mener à terme », précise le service. Seuls les cas de la catégorie D, pour lesquels une enquête complète a échoué, restent mystérieux.
Les 2 % inexpliqués : un défi scientifique
Malgré des décennies d’analyse, les 2 % de cas inexpliqués demeurent un défi. « Ce sont les vrais casse-tête scientifiques », affirme Sciencepost. Ces cas, souvent peu documentés, ne constituent pas de preuves d’extraterrestres, mais des lacunes dans les données disponibles.
Le GEIPAN rappelle que les phénomènes non identifiés ne sont pas nécessairement extraordinaires. « L’étrangeté ne signifie pas une explication extra-terrestre », souligne l’article. Les 2 % restants incitent à une recherche continue, mais sans hypothèses prématurées.
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