Le gouvernement flamand a annoncé la suppression de la prime de rentrée scolaire pour 1,1 million d’enfants, une mesure qui provoque l’inquiétude des familles et des organisations comme la Ligue des familles, alors que Wallonie maintient cette aide. Les coûts des activités extrascolaires continuent d’augmenter, mettant une pression financière accrue sur les ménages.
Le gouvernement flamand supprime la prime de rentrée pour 1,1 million d’enfants
Le gouvernement flamand a décidé de ne plus verser la prime de rentrée scolaire à environ 1,1 million d’enfants, une mesure qui devrait permettre d’économiser 50 millions d’euros par an. Cette prime, qui variait entre 23 et 69 euros par enfant selon l’âge, est désormais réservée uniquement aux familles à faibles revenus, soit plus de 500.000 enfants. La Ligue des familles (Gezinsbond) a dénoncé cette décision, jugée injuste pour les ménages qui ne bénéficient pas d’un supplément social.
Les préoccupations des familles et l’importance des allocations familiales
Les allocations familiales, qui comprennent la prime de rentrée, sont perçues comme un soutien essentiel pour les familles, notamment pour couvrir les frais scolaires et les activités extrascolaires. Cette rentrée va être vraiment difficile cette année. La pression financière est vraiment énorme. Les parents vont se retrouver avec une rentrée qui va exploser, il est hors de question de toucher au seul dispositif d'aide qui existe
, a déclaré Madeleine Guyot, directrice générale de la Ligue des familles. Selon elle, cette prime reste le seul droit automatique et universel
, malgré son montant modeste.

En Wallonie et à Bruxelles, la prime de rentrée est maintenue, avec des montants variant de 25 à 101 euros selon l’âge de l’enfant. Ça reste une aide qui a son importance même si ce n'est pas énorme
, a ajouté Madeleine Guyot. Cependant, les familles constatent que les coûts des activités extrascolaires, comme le sport ou la musique, dépassent largement ce que cette prime peut couvrir. Une étude de 2025 indique qu’une famille doit débourser en moyenne 1.295 euros pour les activités de toute la fratrie, hors tenues et matériel.
Les réactions des partis politiques et les incertitudes futures
Les partis politiques réagissent différemment à cette question. Le MR et Les Engagés n’ont pas répondu aux questions de la Ligue des familles, tandis que le PS et le CD & V se sont engagés à préserver les allocations familiales et leur indexation. On demande la préservation des montants actuels dans la configuration existante.
On souhaite vraiment la garantie de l'indexation car sinon les parents vont se retrouver encore plus en difficulté
, a insisté Madeleine Guyot.

Les parents, quant à eux, expriment leur inquiétude face aux hausses des frais de scolarité.
Les conséquences sur les familles et les prochaines étapes
La suppression de la prime de rentrée en Flandre risque d’aggraver les difficultés financières des ménages, surtout pour ceux qui ne bénéficient pas d’autres aides. La Ligue des familles appelle à une réflexion sur l’avenir de ces allocations, en soulignant leur rôle crucial dans l’équilibre des budgets familiaux. Notre clientèle anticipe pour aborder la rentrée plus sereinement
, affirme un responsable de la grande surface, mais les inquiétudes persistent.
Cependant, l’incertitude reste palpable, et les attentes sont élevées pour une solution qui préserve l’équilibre financier des ménages.
La situation reflète un débat plus large sur l’équilibre entre les économies budgétaires et le soutien aux familles. Alors que le gouvernement flamand défend sa décision comme nécessaire pour réduire les dépenses publiques, les familles et les associations exigent une protection accrue contre les charges croissantes. Les prochaines semaines seront décisives pour comprendre comment cette tension se traduira dans les politiques publiques.