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Namibie met en garde contre le risque d’El Niño

La Namibie a mis en garde contre une menace liée à El Niño et a appelé à une coopération régionale renforcée pour la gestion de l'eau, lors d'une réunion de la Commission du fleuve Orange-Senqu. Les autorités namibiennes…

La Namibie a mis en garde contre une menace liée à El Niño et a appelé à une coopération régionale renforcée pour la gestion de l’eau, lors d’une réunion de la Commission du fleuve Orange-Senqu. Les autorités namibiennes soulignent les risques climatiques croissants et l’importance d’une planification collective.

À la 47e réunion ordinaire du Conseil des commissaires de la Commission du fleuve Orange-Senqu (ORASECOM) en Lesotho, le représentant de la Namibie, Audrin Mathe, a mis en garde contre les risques climatiques croissants liés à une possible reprise d’El Niño. « Les pénuries d’eau récurrentes dans la partie inférieure du fleuve Orange testent notre résilience, aggravées par la variabilité climatique. Les prévisions indiquent une baisse des précipitations et une hausse des températures, renforçant la nécessité de renforcer la planification du bassin, d’améliorer la prévision et de renforcer la coopération sur l’adaptation climatique », a déclaré Mathe, Directeur de la justice et des relations de travail et chef de la délégation namibienne. La réunion s’est tenue en Lesotho le jeudi, sans date précise mentionnée.

Namibia warns of looming El Niño threat … urges

Mathe a souligné que le bassin du fleuve Orange-Senqu, partagé par le Botswana, le Lesotho, la Namibie et l’Afrique du Sud, reste crucial pour la sécurité hydrique, l’agriculture, l’industrie et les écosystèmes de la région. « Aucun État ne peut résoudre seul les défis croissants du bassin. Une gestion coordonnée est essentielle pour protéger les approvisionnements et soutenir la résilience économique », a-t-il ajouté. Il a également réaffirmé le soutien de la Namibie à la planification coordonnée des projets d’infrastructures hydriques, notamment le projet de barrage Noordoewer-Vioolsdrift, le projet de transfert d’eau entre le Lesotho et le Botswana, ainsi que la Phase II du projet d’eau des Hautes Terres du Lesotho.

Les données fournies par le site diplomatie.gouv.fr révèlent que la Namibie compte 3 millions d’habitants, avec une croissance démographique de +2,2 % et une espérance de vie de 67,4 ans. Netumbo Nandi-Ndaitwah a remporté les élections de novembre 2024 et a pris ses fonctions le 21 mars 2025, après que son prédécesseur Hage Geingob soit décédé en février 2025 et que son vice-président Nangolo Mbumba ait occupé le poste par intérim jusqu’à cette date. Le parti au pouvoir SWAPO a remporté ces élections, bien que ses scores aient connu un déclin par rapport aux élections précédentes.

Namibie – Présentation de la Namibie

Le pays, membre de la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), entretient des relations étroites avec l’Afrique du Sud, son principal partenaire commercial, avec des échanges commerciaux s’élevant à 64,1 milliards de dollars namibiens (4,37 milliards d’euros). La Namibie, qui a inscrit la protection de l’environnement dans sa constitution en 1990, est un acteur engagé du multilatéralisme et des droits de l’Homme. La Namibie dispose d’atouts économiques tels qu’un régime politique stable, des institutions solides et un secteur financier sophistiqué, majoritairement contrôlé par des capitaux sud-africains.

Namibie met en garde contre le risque d’El Niño
Photo: Neweralive

Bien que le pays soit considéré comme un modèle de gouvernance en Afrique subsaharienne, il fait face à des défis tels que l’inégalité (indice de Gini de 0,59), un taux de chômage de 20 % et une insécurité alimentaire accrue en raison de la sécheresse 2023/24. Le taux de pauvreté est estimé à 19,9 % au seuil international de 2,15 dollars par jour, contre 24 % en 2010. La Namibie, qui s’est classée au 9e rang des pays d’Afrique subsaharienne selon l’indice de développement humain en 2023, dispose également de ressources naturelles, comme l’uranium et les diamants, ainsi que des secteurs halieutiques, qui restent des piliers économiques clés.

La Namibie a perdu quatorze places au classement Transparency International entre 2015 et 2023, se situant à la 59e place sur 180 pays. Malgré cela, elle figure parmi les six premiers pays d’Afrique subsaharienne pour la gouvernance, derrière les Seychelles, le Botswana, le Cap Vert, le Rwanda et Maurice. La Namibie a également connu une diminution de la production agricole en raison de la sécheresse 2023/24, exacerbant les inégalités et l’insécurité alimentaire.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.