Des professionnels du droit, des magistrats et des responsables religieux de toute l’Afrique se sont réunis le 8 août 2026 à Johannesburg, en Afrique du Sud, pour débattre de la gouvernance constitutionnelle, de la liberté religieuse et de l’État de droit lors de la Conférence Tri-Afrique de la J. Reuben Clark Law Society.
La liberté religieuse au cœur de la gouvernance à Johannesburg
La chapelle de Bedfordview à Johannesburg a accueilli le 8 août 2026 la Conférence Tri-Afrique de la J. Reuben Clark Law Society, placée sous le thème The Rule of Law in Africa: Lessons Learned, Pathways Forward (la gouvernance constitutionnelle, la liberté religieuse et le rôle des communautés de foi). Cet événement a rassemblé des acteurs juridiques et civiques venus des régions Africa West, Africa Central et Africa South de The Church of Jesus Christ of Latter-day Saints.
Legal professionals, judges, academics, government representatives, religious leaders and law students from the Church’s Africa West, Africa Central and Africa South Areas gathered on Aug. 8 for the J. Reuben Clark Law Society Tri-Africa Conference.
Parmi les personnalités présentes figurait la juge Lebogang Modiba, juge par intérim présidente adjointe de la division de Gauteng de la Haute Cour et membre de la Cour électorale, aux côtés de représentants universitaires et gouvernementaux. Les discussions ont mis en lumière le lien direct entre la solidité des institutions publiques et le respect des principes constitutionnels.
Le plaidoyer de l’Elder Carlos A. Godoy pour la liberté de conscience
Intervenant en tant que conférencier principal, l’Elder Carlos A. Godoy, président de la zone Africa South de The Church of Jesus Christ of Latter-day Saints, a qualifié la liberté religieuse de principe fondamental protégeant la dignité humaine et la liberté de conscience.
Elder Carlos A.
L’intervenant a également rappelé l’onzième article de foi de son institution : We claim the privilege of worshiping Almighty God according to the dictates of our own conscience and allow all men the same privilege; let them worship how, where, or what they may. Selon lui, This principle reminds us that the freedoms we seek for ourselves must also be extended to others. Religious freedom flourishes where mutual respect for the rights and consciences of others prevails.
Il a déclaré dans un rapport sur la conférence publié par l’Africa Newsroom de l’Église que les communautés de foi jouent un rôle important dans le renforcement des familles, la promotion des valeurs morales, l’assistance aux populations vulnérables et la réponse aux besoins humanitaires.
Perspectives mozambicaine et zimbabwéenne sur les garanties constitutionnelles
Du côté des représentants gouvernementaux, Josina da Graça, directrice nationale adjointe des Affaires religieuses au sein du ministère de la Justice, des Affaires constitutionnelles et religieuses du Mozambique, a rappelé que la liberté de culte n’est pas une simple faveur administrative. Elle constitue un droit humain fondamental protégé par la Constitution mozambicaine.

Tout en saluant cette cohabitation pacifique, la magistrate a pris soin de souligner que cette liberté ne saurait absoudre des agissements répréhensibles, précisant que le culte ne justifie en aucun cas le terrorisme, le blanchiment d’argent, l’exploitation ou les abus.
En parallèle, Rory Wellington, président de la section zimbabwéenne de la J. Reuben Clark Law Society, a insisté sur le fait que la vigueur de l’État de droit dépend avant tout de la volonté des institutions publiques de faire respecter l’ordre constitutionnel au quotidien. Cette dimension institutionnelle a été complétée par Lloyd Allen, conseiller juridique de zone, qui a rappelé que While constitutions and legal systems provide essential protections, the future of religious liberty also depends on individuals choosing to live with integrity, respect and concern for others.