L’homme de 43 ans soupçonné d’avoir tué une jeune Italienne et blessé cinq personnes lors d’une rave-party à Aarau en Suisse présente des problèmes psychologiques. Arrêté après s’être rendu à la police, il garde le silence alors que les enquêteurs ont saisi des armes dans son véhicule.
Les détails de l’attaque à l’hippodrome d’Aarau et le bilan des victimes
Dans la nuit du samedi 30 août au dimanche 31 août, vers 2h30, des coups de feu ont retenti aux abords d’une rave-party qui rassemblait environ 2 500 personnes à l’hippodrome d’Aarau, dans le nord de la Suisse. L’attaque a coûté la vie à une jeune Italienne de 22 ans.
Cinq autres personnes ont été blessées lors de la fusillade, allant de l’atteinte légère à grave, selon les informations de la police cantonale rapportées par la presse. Parmi les victimes figurent une ressortissante allemande ainsi que quatre hommes de nationalité suisse âgés de 24 à 31 ans. Les forces de l’ordre ont relevé sur place une trentaine à une quarantaine de douilles, attestant d’un tir nourri avant que l’assaillant ne prît la fuite à bord de son véhicule.
L’arrestation du suspect et la découverte d’un arsenal dans sa voiture
Le suspect s’est rendu de lui-même aux autorités en se présentant à la police de Delémont, dans le canton du Jura. Ce ressortissant suisse de 43 ans a été appréhendé par les services de sécurité, comme le confirment les éléments communiqués par l’enquête.
Lors de la fouille de son véhicule, les enquêteurs ont mis la main sur un arsenal significatif. La police a retrouvé à bord de la voiture deux pistolets ainsi qu’un fusil d’assaut AK-74, selon les précisions de la source judiciaire, tandis que les comptes rendus de presse font par ailleurs état d’un fusil d’assaut AK-47.
Les déclarations du procureur général sur l’état de santé du tireur présumé
Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi 2 septembre, le procureur général du canton d’Argovie, Christoph Ruedi, a fait le point sur le profil de l’individu. L’auteur présumé des tirs présente des problèmes psychologiques
, a indiqué le magistrat, tout en précisant que ces troubles font actuellement l’objet d’une instruction pour être clarifiés.

Depuis son arrestation intervenue le lundi, le suspect refuse de s’exprimer face aux enquêteurs. Le procureur général a ainsi souligné que le mis en cause garde le silence
depuis son placement en détention.
L’absence de mobile terroriste et le contexte des armes en Suisse
Bien que le mobile exact de l’attaque demeure incertain en raison du mutisme du suspect, les autorités excluent toute motivation idéologique ou extrémiste. Le commandant de la police cantonale, Michael Leupold, a affirmé que l’homme n’entretenait aucun lien avec un quelconque mouvement extrémiste.

Cette fusillade d’une rare violence a provoqué un vif émoi au sein de la population suisse. Bien que les fusillades de masse y soient exceptionnelles, le pays entretient un rapport particulier aux armes à feu, notamment en raison de la tradition militaire qui permet aux conscrits de conserver leur équipement à domicile.