Des scientifiques ont dévoilé 16 nouvelles images galactiques, baptisées « gemmes cosmiques », combinant des données de rayons X de l’observatoire Chandra de la NASA avec des télescopes spatiaux et terrestres. Cette collection met en lumière la diversité des structures galactiques pour mieux comprendre l’histoire de l’univers et notre propre galaxie.
Une collection de seize gemmes cosmiques révélée par la NASA
Les astronomes ont mis en ligne une nouvelle galerie de seize images astronomiques regroupant des données d’archives de l’observatoire à rayons X Chandra de la NASA, cumulées au cours de ses décennies d’activité en orbite, selon un rapport sur ces images cosmiques. Cette imagerie de haute énergie s’associe à des observations menées par d’autres instruments spatiaux et terrestres.
Parmi ces équipements associés figurent le télescope spatial James Webb, le télescope Hubble, le polarimètre IXPE, l’observatoire Neil Gehrels Swift ainsi que le réseau NuSTAR. En regroupant ces différents longueurs d’onde, la NASA cherche à documenter la morphologie variée de ces structures célestes.
Megan Watzke, du Chandra X-ray Center, via Ttownmedia, a indiqué que les galaxies s’apparentent à des joyaux cosmiques, possédant chacune des caractéristiques telles que la taille et la forme qui les rendent distinctes.
Pour Megan Watzke, ce parallèle permet d’illustrer la démarche scientifique menée à travers ces observations. Tout comme les minéraux terrestres racontent l’histoire de notre planète par leur formation au fil des milliards d’années, ces objets célestes constituent un outil d’étude de premier plan pour situer la Terre au sein de la Voie lactée.
Megan Watzke, du Chandra X-ray Center, via Ttownmedia, a également souligné qu’en observant les autres galaxies, nous en apprenons davantage sur la nôtre, y compris des indices sur son passé et son avenir.
De la matière noire de l’amas ZwCl 0024+1652 au rémanent de Cassiopée A
Quatre de ces structures ont fait l’objet d’une mise en valeur particulière dans des tons rouges, blancs et bleus, à l’occasion des célébrations du 250e anniversaire des États-Unis, d’après les détails fournis par les publications spécialisées sur ces images télescopiques. Le premier ensemble concerne l’amas galactique ZwCl 0024+1652, situé à environ quatre milliards d’années-lumière de la Terre dans la constellation des Poissons.
Dans cette composition visuelle, le rouge provient des rayons X captés par Chandra, mettant en évidence d’immenses réservoirs de gaz superchauffé autour des galaxies. La composante bleue provient des données optiques de Hubble, lesquelles trahissent la présence de matière noire. Comme cette dernière n’interagit pas avec la lumière, son repérage s’effectue par son influence gravitationnelle sur la matière environnante.
Le projet met également en avant Messier 94, une galaxie spirale située à environ seize millions d’années-lumière dans la constellation des Chiens de chasse. Elle possède une région centrale active nommée anneau de sursaut d’étoiles, où de nouveaux astres voient le jour.
Des pouponnières stellaires aux restes de supernovas
La nébuleuse NGC 3603, située à 20 000 années-lumière dans la constellation de la Carène, combine quant à elle les rayons X de Chandra avec des données infrarouges, ultraviolettes et optiques de Hubble. Ce nuage de gaz et de poussières abrite un rassemblement dense d’étoiles massives.

Enfin, la série s’attarde sur Cassiopée A, les gaz résiduels d’une explosion stellaire survenue il y a plus de 10 000 ans, dont la lumière est parvenue jusqu’à la Terre au XVIIe siècle. L’étoile initiale affichait une masse estimée entre 15 et 25 fois celle du Soleil. Pour cette image, les techniciens ont marié les rayons X de Chandra et la lumière infrarouge du télescope James Webb afin de restituer l’enveloppe gazeuse.
Traduire les données célestes en paysages sonores
Au-delà du format visuel, l’équipe de l’observatoire spatial a généré des sonifications. Cette démarche consiste à convertir les relevés d’archives en fréquences acoustiques et en timbres d’instruments de musique, transformant ainsi les flux de rayons X en pistes audibles pour rendre l’exploration de ces objets galactiques accessible sous une forme sensorielle inédite.