Au moins 31 personnes, dont 16 policiers, ont été tuées dans un attentat-suicide suivi d’une attaque armée contre le quartier général de la police à Kohat, au Pakistan. Plus de 100 blessés ont été recensés alors que les forces de sécurité combattent des assaillants retranchés dans le complexe.
L’attaque a débuté par un attentat-suicide survenu dans l’après-midi du vendredi 18 septembre 2026 dans l’enceinte du poste de police historique de Kohat, une ville d’environ une population d’habitants située dans la province de Khyber Pakhtunkhwa, en proie à une insurrection de plus en plus vive selon les autorités locales. Ce complexe sert de quartier général de police au niveau du district et abrite les principaux bureaux du Département de lutte contre le terrorisme (CTD), de la Branche spéciale et de plusieurs autres unités de police.
Bilan des victimes et combats en cours à Kohat
Le bilan de l’attaque à l’explosif accompagnée de tirs contre le quartier général historique de la police à Kohat au nord du Pakistan s’élève désormais à au moins 31 morts, dont 16 policiers, a indiqué samedi un responsable policier à l’AFP. Un communiqué publié vendredi soir par le responsable sanitaire du district de Kohat indiquait que plus de 100 personnes avaient été blessées, dont la grande majorité de policiers, et que plusieurs se trouvaient dans un état critique.
L’assaut a rapidement dégénéré en affrontements armés prolongés. Des échanges de tirs avec eux sont en cours depuis tard dans la nuit dernière
, a ajouté ce responsable. Plusieurs combattants sont toujours retranchés dans la section de la Branche spéciale du complexe de police de Kohat
, a-t-il ajouté, sous couvert d’anonymat, en précisant que leur nombre exact reste incertain
et qu’un responsable policier a déclaré, ajoutant que des combats se poursuivaient.
Revendication du groupe Ittehad-ul-Mujahideen Pakistan
Face à cette recrudescence des violences dans la province frontalière, l’État pakistanais emploie une terminologie spécifique pour qualifier le groupe armé. Les autorités pakistanaises appellent aujourd’hui le TTP Fitna al-Khawarij
dans le cadre d’une stratégie politique, religieuse et sécuritaire destinée à délégitimer idéologiquement ce groupe armé. Fitna signifie discorde
en arabe et Khawarij désigne un mouvement dissident des débuts de l’islam. En utilisant ce terme, l’État pakistanais cherche à présenter le groupe non seulement comme terroriste, mais aussi comme déviant sur le plan religieux, afin de lui retirer toute légitimité islamique.
Tensions diplomatiques et réactions officielles
Sur des images de l’AFP, on peut voir des militaires debout près de tas de briques, de gravats et de murs détruits à la suite de l’attaque, tandis que des soldats armés de fusils d’assaut montaient la garde autour du complexe, et plusieurs ambulances ont été aperçues alignées dans une rue près du complexe de la police. Le Pakistan a imputé la recrudescence des attaques au Khyber Pakhtunkhwa et dans la province frontalière méridionale du Baloutchistan à la montée de l’activisme en provenance d’Afghanistan, où le gouvernement taliban nie toute implication afghane. Ces accusations ont provoqué une grave brouille et un conflit armé entre les deux pays voisins, et le Pakistan a mené des frappes aériennes meurtrières, qui, affirme-t-il, visent des militants sur le sol afghan. Le gouvernement taliban à Kaboul et les Nations unies ont assuré que des dizaines de civils avaient été tués lors des dernières frappes pakistanaises dans l’est de l’Afghanistan en juin.

À la suite du drame, les plus hautes autorités du pays ont exprimé leur indignation. Le président Asif Ali Zardari et le Premier ministre Muhammad Shehbaz Sharif on Friday expressed deep grief and sorrow over the injuries sustained by civilians in a blast near the Old Police Lines in Kohat. Le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a condamné l’attaque vendredi soir, exprimant sa profonde tristesse et ses regrets face aux blessures subies par plusieurs personnes à la suite de l’explosion
. Il a ordonné que la meilleure assistance médicale soit fournie aux blessés
et a demandé qu’un rapport soit établi sur l’attaque. L’élimination complète de Fitna-al-Khawarij et des terroristes opérant avec un soutien étranger est essentielle pour la sécurité nationale
, a déclaré de son côté le président Asif Ali Zardari.