Un nageur de 63 ans, Greg O’Neill, a perdu la vie dans une attaque de grand requin blanc survenue le 19 septembre 2026 à Sorrento Beach, près de Perth en Australie-Occidentale. Les autorités ont délivré un ordre rare de capture et d’abattage, relançant les débats sur la sécurité des baigneurs.
Greg O’Neill, un nageur chevronné de 63 ans, a été happé par un grand requin blanc alors qu’il se trouvait à proximité immédiate du rivage de Sorrento Beach, selon les détails publiés par les médias locaux. Les sauveteurs se sont immédiatement portés sur les lieux, en vain.
L’incident tragique s’est produit aux alentours de 10 h 30.
L’hommage de la famille de Greg O’Neill
Au lendemain du drame, les proches du sexagénaire ont brisé le silence pour honorer sa mémoire. Décrit comme un passionné de l’océan et un travailleur dévoué, l’homme était très impliqué auprès des siens.
La famille a ajouté qu’il était un nageur passionné, sportif accompli et doté d’une grande générosité. Des hommages floraux ont rapidement été déposés sur le sable de Sorrento Beach, tandis que les plages des environs restaient bouclées.
La ministre Jackie Jarvis autorise l’abattage du requin
Face à des circonstances jugées exceptionnelles, la ministre des Pêches de l’Australie-Occidentale, Jackie Jarvis, a pris une décision rare. La police de l’eau ayant repéré et identifié avec certitude le squale peu de temps après l’attaque, un ordre de capture et d’abattage a été officiellement édicté.
Il s’agit de la première mesure de ce type prise dans l’État depuis une décennie. Les agents des pêches ont immédiatement déployé du matériel de capture, comparable à des lignes de tambour habituellement réservées au marquage. Toutefois, des conditions météorologiques défavorables et une mer agitée ont compliqué les opérations de recherche au cours du week-end.
Débat relancé sur la sécurité côtière et le rejet d’un abattage généralisé
Ce drame constitue la troisième attaque mortelle de requin en Australie-Occidentale pour l’année 2026, et la deuxième en l’espace d’une seule semaine. Cette succession d’événements tragiques remet au centre des discussions l’efficacité des dispositifs de protection du littoral.
Interrogée sur la possibilité d’un abattage massif des prédateurs, la ministre a catégoriquement rejeté cette option, rappelant que les grands requins blancs bénéficient d’une protection internationale stricte. Mme Jarvis a souligné qu’il ne s’agissait pas d’un retour à l’idée d’abattre tous les superprédateurs de l’océan, tout en précisant qu’il ne fallait pas non plus donner aux citoyens un faux sentiment de sécurité.
Parmi les pistes examinées par le gouvernement figurent une augmentation potentielle des patrouilles par drones le long de la côte ainsi qu’un renforcement du programme de marquage. À ce jour, plus de 300 spécimens ont été répertoriés par les autorités locales, dont 227 grands requins blancs. La question du rétablissement d’une barrière anti-requins à Sorrento Beach — retirée en 2020 par le conseil municipal de Joondalup en raison de dégradations matérielles — doit également faire l’objet de nouvelles discussions avec les élus locaux.