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Technologie et science

Le biais du statu quo pousse les individus à résister au changement

Le biais du statu quo pousse la plupart d’entre nous à favoriser l’état actuel des choses et à résister au changement, selon un article.

Le biais du statu quo pousse les individus à résister au changement

Le biais du statu quo pousse la plupart d’entre nous à favoriser l’état actuel des choses et à résister au changement, selon un article. Ce phénomène cognitif, exploré tant en psychologie qu’en économie, explique pourquoi les décisions humaines subissent une forte appréhension face à toute nouveauté.

Vous avez déjà conservé un prestataire de services malgré une offre moins chère pour un service égal ? Ou gardé un emploi déplaisant alors qu’il est envisageable d’en trouver un autre ? Ces choix illustrent un piège mental bien précis étudié par 20minutes : le biais du statu quo.

Du penchant psychologique au mécanisme économique théoricisé en 1988

Loin d’être un simple penchant pour le groupe de rock éponyme, ce mécanisme psychologique et économique pousse les individus à favoriser l’ordre établi et à opposer une résistance active au changement, même lorsque celui-ci se révèle bénéfique.

Si les psychologues Daniel Kahneman et Amos Tversky avaient déjà posé les bases de certains principes dès les années 1970 sans toutefois le nommer, il a fallu attendre l’année 1988 pour que le concept soit formellement testé, théorisé et baptisé. Deux économistes américains, William Samuelson et Richard Zeckhauser, ont ainsi donné son nom à ce biais cognitif. Depuis lors, de multiples expériences ont été répliquées et complétées, confirmant son existence et son poids considérable dans les décisions des investisseurs et des chefs d’entreprise.

Les cinq facteurs complémentaires répertoriés par 20minutes

Le comportement humain face à l’innovation ne relève pas du hasard. 20minutes répertorie cinq facteurs complémentaires qui éclairent la persistance de ce phénomène :

  • L’aversion aux pertes : la peur de perdre nos acquis supplante systématiquement l’attractivité des gains potentiels.
  • L’aversion à l’incertitude : le cerveau humain tolère très mal l’incertitude inhérente à la plupart des changements, préférant un statu quo où les repères sont connus.
  • L’effet de dotation : l’habitude de posséder ou de côtoyer ce qui est acquis conduit à en surévaluer la valeur et les qualités.
  • La paresse cognitive : s’adapter à une nouveauté exige des efforts mentaux bien supérieurs à ceux nécessaires pour maintenir l’existant.
  • L’aversion au regret : la crainte de nourrir des regrets futurs en cas de décision infructueuse paralyse l’action.

Des points de vigilance face aux choix du quotidien

Autant de points de vigilance à garder en tête lorsqu’on est confronté à une décision importante, que ce soit pour refuser un nouvel outil informatique jugé trop compliqué ou pour s’obstiner dans une relation amoureuse dysfonctionnelle.

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À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.