À la veille de la dernière ronde des 46e Olympiades d’échecs à Samarcande, l’Ouzbékistan conserve la tête de la section open avec 18 points, talonné de près par l’Inde qui compte 17 points après sa victoire sur l’équipe réserve locale. Dans le tournoi féminin, la Chine et l’Inde se sont neutralisées.
La tension est à son comble dans la cité historique de Samarcande, en Ouzbékistan, où se déroule la 46e édition des Olympiades d’échecs organisée par la FIDE. Alors que le tournoi s’approche de son dénouement, la hiérarchie mondiale se dessine à l’issue de la dixième et avant-dernière ronde disputée ce samedi 26 septembre 2026. Entre performances collectives de premier plan et duels individuels décisifs, les équipes en lice jouent leurs derniers atouts pour décrocher les médailles d’or.
L’Ouzbékistan résiste en tête de la section open
Porté par le soutien de son public et une régularité impressionnante sur tous les échiquiers, le pays hôte a consolidé sa première place au classement général. L’équipe principale a dominé l’Arménie sur le score sans appel de 3,5 à 0,5, confirmant la dynamique affichée depuis le début de la quinzaine. Avec 18 points au compteur, les Ouzbeks abordent la dernière ligne droite en position de force.
Nodirbek Abdusattorov s’est imposé comme le leader naturel de la formation, disputant l’intégralité des dix rondes et affichant une performance stratosphérique au premier échiquier.
L’Inde talonne les leaders après son succès face à la réserve ouzbèke
Sur les talons des hôtes, la sélection indienne maintient la pression. Les tenants du titre ont s’emparé de la seule deuxième place de la section open en s’imposant nettement 3,5 à 0,5 contre la seconde équipe ouzbèke.
Malgré cette démonstration de force, les champions sortants n’ont plus leur destin entièrement en main. Pour espérer conserver leur couronne, ils doivent impérativement s’imposer lors de la dernière ronde face à la Hongrie tout en espérant un faux pas des Ouzbeks, qui affronteront l’Ukraine. L’Allemagne, l’Ukraine et la Hongrie se positionnent juste derrière en embuscade avec 16 points.
Duel au sommet et suspense intact dans le tournoi féminin
Du côté des femmes, le choc entre la Chine et l’Inde s’est soldé par un score de parité 2-2 au terme d’une confrontation riche en rebondissements. Koneru Humpy et Divya Deshmukh ont partagé les points avec leurs adversaires, tandis que Vantika Agrawal s’inclinait face à Lu Miaoyi.

C’est une nouvelle fois la jeune B. Savitha Shri qui a évité le pire à sa sélection. Âgée de 19 ans et originaire de Chennai, elle a surclassé Zhai Mo au quatrième échiquier pour signer sa huitième victoire en neuf parties dans la compétition. Ce précieux succès permet aux Indiennes de totaliser 16 points et de s’accrocher au groupe de tête, tandis que la Chine mène les débats avec 18 points, suivie de près par le Kazakhstan, remonté à 17 points après sa victoire contre la France.
Une vitrine pour la diplomatie et l’éducation
Au-delà de l’enjeu sportif pur, cet événement marque une première historique pour l’Asie centrale, qui accueille l’Olympiade pour la toute première fois depuis la création de l’épreuve en 1927. La compétition est ainsi érigée en espace de les autorités locales et les échos de la presse ouzbèke ont indiqué qu’il s’agissait de diplomatie culturelle et de dialogue international.
Cette dynamique s’accompagne d’un investissement institutionnel fort, illustré par le sommet consacré à l’enseignement de la discipline. L’instance dirigeante mondiale a en effet proclamé la période en cours que c’était l’année des échecs dans l’éducation, visant à ancrer durablement la pratique stratégique dans les programmes scolaires du pays hôte et au-delà.