L’Iran a soumis aux États-Unis un plan prévoyant la réouverture sous sept jours du détroit d’Ormuz, à la condition que Washington lève son blocus naval et ses sanctions pétrolières.
Assemblée générale des Nations unies à New York
La diplomatie internationale retient son souffle autour du golfe Persique. Téhéran a officialisé une proposition visant à débloquer le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, artère vitale par laquelle transite habituellement près d’un cinquième des hydrocarbures mondiaux. Présenté lors de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, le plan iranien fixe un délai précis de sept jours pour restaurer la navigation commerciale, à condition que les exigences de la République islamique soient pleinement satisfaites.
Les conditions de Téhéran pour rouvrir le détroit d’Ormuz
Abbas Araghchi
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a détaillé les exigences de son gouvernement devant la presse internationale, précisant que le compte à rebours de sept jours ne débuterait qu’au moment où Washington avalisera officiellement le texte. Ce mémorandum reprend les grandes lignes d’un protocole d’accord conclu entre les deux nations au mois de juin.
Les exigences formulées par l’Iran s’articulent autour de plusieurs axes économiques et sécuritaires majeurs :
- La cessation immédiate et définitive de toutes les hostilités au Moyen-Orient, incluant le Liban.
- Le déblocage et le versement d’avoirs iraniens gelés à l’étranger depuis des décennies.
- La levée des sanctions économiques pesant sur les exportations de pétrole iranien.
- La fin du blocus naval imposé par les États-Unis sur les ports iraniens.
La fin de non-recevoir opposée par Donald Trump
Maison-Blanche
La réaction de Washington n’a pas tardé à doucher les espoirs d’une sortie de crise immédiate.

Le locataire de la Maison-Blanche a justifié sa décision en affirmant que les forces américaines exerçaient un contrôle total de la voie maritime, tout en minimisant la portée des offres iraniennes. À l’appui de cette position, l’ambassadeur américain auprès de l’OTAN, Matthew Whitaker, a qualifié les propositions de Téhéran de simples mesures partielles et de manœuvres illusoires destinées à soigner l’image de l’Iran sur la scène internationale, estimant légitime le refus de la Maison-Blanche.
Une pression économique accrue et l’attente d’une réponse formelle
Operation Economic Outcast
Malgré le rejet public de Donald Trump, le gouvernement iranien maintient sa ligne diplomatique.

Alors que des médiateurs régionaux, à l’instar d’Oman, exhortent l’ensemble des protagonistes à maintenir ouverts les canaux de dialogue pour sécuriser la navigation dans le détroit, l’efficacité de ces sanctions reste toutefois questionnée par certains observateurs, la Chine continuant d’importer le pétrole iranien en s’affranchissant des mesures de rétorsion américaines.