Publié le 26 octobre 2025 à 14h38. Le Mossad a déjoué un complot iranien visant à attaquer des institutions juives à Berlin, révélant un réseau d’espionnage et de préparation d’attentats qui s’étend à d’autres pays.
- Un ressortissant danois a été arrêté cet été pour avoir espionné des cibles juives à Berlin, sur instruction de l’Iran.
- Le Mossad accuse un officier des Gardiens de la révolution iranienne, Sardar Ammar, d’être le cerveau de ces opérations.
- L’Iran est également soupçonné de préparer des attentats en Grèce et en Australie.
Les services de renseignement israéliens ont mis au jour un plan complexe orchestré par Téhéran pour mener des attaques contre des intérêts juifs à l’étranger. Selon des informations révélées par le Jerusalem Post le vendredi 25 octobre, l’opération à Berlin impliquait la surveillance d’institutions juives par un agent danois.
L’affaire a conduit le ministère allemand des Affaires étrangères à convoquer en juillet l’ambassadeur iranien, Majid Nili. À l’époque, le ministre des Affaires étrangères Johann Wadephul (CDU) avait déclaré :
« Si ces soupçons devaient être confirmés, ce serait un événement scandaleux qui montrerait une fois de plus clairement que l’Iran constitue un danger pour les Juifs du monde entier. »
Johann Wadephul, ministre des Affaires étrangères (CDU)
Le Mossad décrit cette stratégie comme une « terreur sans empreintes iraniennes », caractérisée par le recrutement d’étrangers, l’utilisation de criminels et des communications secrètes. Grâce à une collaboration étroite avec des partenaires internationaux, les services de renseignement israéliens affirment avoir déjoué « des dizaines de voies d’attaque » et sauvé de nombreuses vies.
Au-delà de Berlin, Sardar Ammar est également impliqué dans des plans terroristes en Grèce et en Australie. Canberra avait d’ailleurs expulsé l’ambassadeur iranien du pays suite à ces révélations.
L’Iran n’a pas officiellement réagi à ces accusations.
