Des affrontements frontaliers entre le Cambodge et la Thaïlande ont fait au moins sept morts parmi les civils et forcé plus de 20 000 personnes à fuir leurs foyers, relançant un conflit territorial de longue date. Les échanges de tirs, qui se sont intensifiés depuis lundi, ont également causé des dégâts considérables aux infrastructures et aux sites religieux des deux côtés de la frontière.
Selon le ministère cambodgien de la Défense nationale, l’armée thaïlandaise a mené des attaques à l’aide de munitions à longue portée sur des zones civiles cambodgiennes situées jusqu’à 30 kilomètres de la frontière. Le ministère a déclaré que « d’autres tragédies et dégâts continuent de se produire ».
De leur côté, les autorités militaires thaïlandaises ont rapporté la mort d’au moins un soldat et des blessures pour 29 autres. Elles accusent les forces cambodgiennes d’avoir lancé des attaques continues, notamment avec des roquettes à lancement multiple BM-21, ainsi que des drones équipés d’explosifs et des drones kamikazes ciblant leurs bases et positions défensives le long de la frontière.
Plus de 125 000 personnes ont trouvé refuge dans les centaines d’abris temporaires mis en place du côté thaïlandais de la frontière. Les affrontements se sont étendus à plusieurs provinces frontalières, et les deux pays s’accusent mutuellement d’avoir déclenché les hostilités.
Ces récents combats interviennent quelques mois seulement après la conclusion d’un accord de cessez-le-feu entre les deux nations. Le Cambodge et la Thaïlande se disputent depuis longtemps la souveraineté territoriale le long de leur frontière terrestre de plus de 800 kilomètres (500 miles), selon l’agence de presse Associated Press.
