Publié le 23 décembre 2025 08h38. Les déclarations financières des partis politiques indiens révèlent un écart considérable dans leurs ressources : le BJP, au pouvoir, affiche un excédent bancaire de plus de 6 900 crore de roupies (environ 760 millions d’euros), tandis que le Congrès, principal parti d’opposition, ne dispose que de 53 crore (environ 5,8 millions d’euros).
- Le BJP domine largement le paysage financier des partis politiques en Inde, avec un solde bancaire de plus de 6 900 crore de roupies.
- Le Congrès accuse un retard significatif, ne disposant que de 53 crore de roupies sur ses comptes.
- Le BSP, malgré une présence électorale limitée, conserve des dépôts de plus de 580 crore de roupies.
Ces chiffres proviennent des déclarations obligatoires que les partis politiques doivent soumettre à la Commission électorale indienne après les élections législatives de Delhi, qui se sont tenues plus tôt cette année. L’analyse des données financières met en lumière des disparités importantes dans la capacité des partis à mobiliser des fonds et à financer leurs activités.
Le Congrès a déclaré avoir reçu 517 crore de roupies (environ 57 millions d’euros) en 2024-2025, provenant de dons supérieurs à 20 000 roupies (environ 220 euros) chacun. La réglementation indienne n’oblige pas les partis à divulguer l’identité des donateurs pour les sommes inférieures à ce seuil, ce qui rend difficile une analyse complète des sources de financement. Les dons proviennent de particuliers, d’entreprises et de fondations.
D’autres partis ont également communiqué leurs soldes bancaires : l’AAP (Aam Aadmi Party) affiche 9,9 crore de roupies, le CPM (Parti communiste marxiste) 4 crore, et le CPI (Parti communiste indien) 41 lakh de roupies (environ 450 000 euros). Le BSP (Bahujan Samaj Party) se distingue avec 580 crore de roupies, un montant surprenant compte tenu de son faible poids politique actuel.
Aucun rapport de contribution n’a été reçu après les élections à l’Assemblée du Bihar, ce qui soulève des questions sur la transparence des finances de certains partis dans cet État.
Ces révélations interviennent dans un contexte de débat sur le financement des partis politiques en Inde. Des entreprises acheminent les dons aux partis via 9 fiducies électorales, selon un article du Times of India. Les obligations électorales supprimées par la Cour suprême et les fiducies gonflent désormais les coffres du BJP, ajoute le même journal.
