Publié le 12 décembre 2025 à 02h32. Google a réagi aux préoccupations du Sénat mexicain en confirmant la suppression de vidéos frauduleuses utilisant l’image et la voix de la présidente Claudia Sheinbaum, diffusées dans le cadre d’une campagne d’escroquerie en ligne.
- Google a supprimé les publicités contrefaites et suspendu les comptes associés à la diffusion de ces vidéos.
- Le Sénat avait dénoncé une campagne structurée promettant des revenus mensuels fictifs allant jusqu’à 100 000 pesos (environ 5 500 €).
- L’entreprise technologique assure prendre l’affaire “très au sérieux” et s’engage à renforcer ses mesures de détection.
Face à une vague de fausses vidéos diffusées sur sa plateforme YouTube, Google a assuré au Sénat mexicain avoir pris des mesures immédiates pour contrer une campagne de désinformation ciblant la présidente Claudia Sheinbaum. La réponse de l’entreprise, signée par Eléonora Rabinovitch, directrice des Affaires gouvernementales et des politiques publiques pour l’Amérique latine, fait suite à une demande pressante du président du Conseil de coordination politique (Jucopo), Adán Augusto López Hernández, qui avait exprimé sa « profonde étrangeté » face à cette utilisation frauduleuse de l’image de la cheffe de l’État.
Selon le Sénat, cette campagne orchestrée promettait aux internautes des avantages économiques alléchants, notamment un revenu mensuel de 100 000 pesos (environ 5 500 €) ou des opportunités d’investissement dans des actions Pemex. Les vidéos, vraisemblablement créées à l’aide de l’intelligence artificielle, visaient à manipuler la population et à soutirer de l’argent. L’utilisation du label « Sponsorisé » suggérait une campagne payante, impliquant potentiellement un bénéfice financier pour la plateforme.
Google a confirmé avoir supprimé les fausses vidéos et suspendu les comptes associés au contenu généré par l’IA, ainsi que les publicités incriminées, conformément à ses politiques publicitaires. L’entreprise a également réitéré son « engagement en faveur de la transparence et du respect des lois applicables » sur toutes ses plateformes.
Dans sa lettre adressée au Sénat, Adán Augusto López Hernández avait souligné que la situation ne relevait pas de la liberté d’expression, mais plutôt d’une tentative délibérée de commettre un acte illégal. Il avait demandé à Google de garantir le strict respect de ses règles, de prévenir les délits et d’empêcher des tiers d’utiliser ses plateformes pour tromper les utilisateurs.
Google a assuré prendre l’affaire « avec une extrême gravité » et s’engage à appliquer des mesures fermes en cas de détection de nouveaux contenus violant ses directives.
