Publié le 15 octobre 2024 à 15h15. Un chirurgien de Bangalore a été arrêté après que des analyses toxicologiques ont révélé que sa femme est décédée suite à une injection d’anesthésique, six mois après les faits. L’affaire, initialement classée comme un décès naturel, a été rouverte grâce à l’insistance de la famille de la victime.
- Un médecin de 31 ans est en garde à vue pour le meurtre de sa femme, survenu en avril dernier.
- L’autopsie a révélé la présence de propofol, un anesthésique puissant, dans le corps de la victime.
- Le mari avait initialement affirmé que le décès était dû à des causes naturelles.
La police de Marathahalli, à Bangalore, a arrêté le Dr Mahendra Reddy GS, 31 ans, pour le meurtre de sa femme, le Dr Kruthika M Reddy, 29 ans. Le couple résidait à Ayyappa Layout. L’arrestation fait suite à une enquête approfondie après que les premiers éléments suggérant un décès naturel se soient avérés erronés.
Le Dr Kruthika Reddy avait été transportée à l’hôpital de Cauvery le 24 avril, après avoir été retrouvée inconsciente à son domicile par ses parents, avec lesquels elle vivait. Elle s’était plainte de gastrite quelques jours auparavant et avait été soignée par son mari, qui lui avait administré des médicaments par perfusion intraveineuse. Selon les premiers témoignages, le Dr Mahendra avait refusé de retirer la perfusion lorsque sa femme s’en était plainte, lui administrant de nouveaux médicaments.
C’est la sœur de la victime, le Dr Nikitha Reddy, radiologue, qui a insisté pour qu’une autopsie soit pratiquée, malgré les réticences du Dr Mahendra et de sa famille. Cette insistance s’est avérée cruciale. Les analyses médico-légales ont révélé la présence de propofol (un agent anesthésique contrôlé, généralement réservé à la salle d’opération) dans le corps de la Dr Reddy, contredisant l’hypothèse d’un décès naturel.
La police a ensuite ouvert une enquête pour meurtre, sur la base d’une plainte déposée par Muni Reddy K, le père de la victime. Le Dr Mahendra a été arrêté à Manipal, dans le district d’Udupi, et placé en garde à vue pour neuf jours, mercredi dernier.
« Le Dr Kruthika faisait entièrement confiance à son mari – elle croyait en son amour et en sa profession. Mais les mêmes connaissances médicales qui auraient dû sauver des vies ont été utilisées pour détruire la sienne. Notre famille cherche la punition la plus sévère pour cet acte prémédité et la justice pour notre fille, dont la perte n’est pas seulement personnelle mais une perte pour la société. »
Muni Reddy K, père du Dr Kruthika Reddy
Les enquêteurs soupçonnent que le Dr Mahendra a obtenu le propofol à l’hôpital Victoria de Bangalore, où il exerce en tant que chirurgien. K Parashurama, DCP de Whitefield, a déclaré à indianexpress.com : « Comme Kruthika ne se sentait pas bien, elle était soignée à la maison. Mais quand ils sont arrivés à l’hôpital et ont déclaré qu’elle était décédée, la police de Marathahalli a également reçu un rapport médico-légal. Suite à cela, nous avons saisi les éléments trouvés dans la chambre du Dr Kruthika Reddy. Ils ont été envoyés au laboratoire médico-légal, qui a confirmé la présence de traces de propofol. »
L’enquête se poursuit pour déterminer les motifs du Dr Mahendra et les circonstances exactes du décès de sa femme.
