Des alertes à la bombe, qui se sont avérées être de fausses alertes, ont semé la confusion dans plusieurs bureaux de vote du New Jersey ce mardi, perturbant le déroulement d’une élection de gouverneur serrée. Les forces de l’ordre ont rapidement identifié ces menaces comme des canulars, mais l’incident souligne une inquiétude croissante quant à la sécurité des élections.
À retenir
- Des alertes à la bombe ont été signalées dans sept des 21 comtés du New Jersey, entraînant la fermeture temporaire de certains bureaux de vote.
- Les autorités ont confirmé que ces menaces étaient des canulars et ont réouvert certains bureaux, redirigeant les électeurs vers d’autres sites.
- Cet incident intervient dans un contexte de tensions politiques accrues et de menaces croissantes envers les infrastructures électorales aux États-Unis.
Contexte
Selon le procureur général du New Jersey, Matthew J. Platkin, les menaces ont été transmises par courrier électronique à des bureaux de vote dans sept comtés de l’État. La lieutenante-gouverneure Tahesha Way, responsable des élections au New Jersey, a déclaré que les forces de l’ordre avaient déterminé que les menaces n’étaient pas crédibles.
« Nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger les électeurs et les agents électoraux et encourager chaque électeur éligible à exercer son droit de vote », a déclaré Way dans un communiqué.
L’État du New Jersey, traditionnellement acquis aux démocrates, est le théâtre d’une élection de gouverneur très disputée entre la représentante démocrate Mikie Sherrill et Jack Ciattarelli, un homme d’affaires et ancien législateur républicain soutenu par l’ancien président Trump.
Ce qui change
À 8 h 15, certains bureaux de vote avaient déjà rouvert leurs portes, tandis que d’autres redirigeaient les électeurs vers des sites de vote alternatifs. Les autorités ont assuré que les électeurs pouvaient continuer à voter en toute confiance.
« Les électeurs doivent continuer à avoir confiance qu’ils peuvent voter sans crainte d’intimidation, et nous continuerons à travailler sans relâche pour garantir des élections libres, équitables et sûres », a affirmé Platkin dans un communiqué. « Ne vous y trompez pas : nous ne tolérerons aucune tentative d’ingérence dans nos élections, et nous demanderons des comptes à quiconque chercherait à interférer avec la sûreté ou la sécurité de notre processus électoral. »
Cet incident fait écho à une vague de menaces similaires visant la Géorgie, le Maine, l’Arizona, le Wisconsin, le Michigan, la Pennsylvanie et l’Ohio lors des élections de 2024.
Prochaines étapes
Le Center for Internet Security, un organisme à but non lucratif spécialisé dans la cybersécurité, a souligné que ces alertes à la bombe pourraient indiquer une tentative plus large de cibler les lieux de vote, en particulier aux heures de pointe. L’organisation recommande aux responsables électoraux de rester en contact étroit avec les forces de l’ordre et de communiquer rapidement avec le public en cas d’activité suspecte.
Selon une évaluation récente de la menace réalisée par le Center for Internet Security, les États-Unis connaissent actuellement « une tension politique croissante » et « les niveaux de violence politique les plus élevés depuis les années 1970 ». Les responsables électoraux, les candidats et les infrastructures électorales pourraient être de plus en plus la cible de menaces physiques, en ligne comme en personne.
Chiffres clés
- Nombre de comtés affectés : 7 (sur 21 au total)
Sources
Déclaration du procureur général Matthew J. Platkin.
Déclaration de la lieutenante-gouverneure Tahesha Way.
Rapport du Center for Internet Security sur la situation des élections du 4 novembre 2025.
