Publié le 27 septembre 2025 à 21h52. L’Égypte envisage le retour de figures de l’opposition exilées, signe potentiel d’une nouvelle phase d’ouverture politique, selon des informations révélées par un haut responsable des médias.
- Des discussions sont en cours au plus haut niveau de l’État égyptien concernant le retour de personnalités d’opposition vivant à l’étranger.
- Le cas du journaliste satirique Bassem Youssef est cité comme un exemple de cette possible ouverture.
- Le rédacteur en chef de la Fondation UNA pour la presse et les médias a affirmé avoir été consulté sur le retour d’une figure d’opposition non affiliée aux Frères musulmans ou à des groupes terroristes.
Des pourparlers de haut niveau sont en cours en Égypte concernant le possible retour de figures de l’opposition exilées, a révélé Magdy El-Jallad, rédacteur en chef de la Fondation UNA pour la presse et les médias (qui chapeaute les médias Masrawy, Yalla Koura, Al-Makslo et Shevt). Cette initiative pourrait marquer un tournant dans la politique intérieure égyptienne.
Lors d’une intervention sur le programme “Story” de MBC Egypt, Magdy El-Jallad a déclaré :
« Il y a une forte discussion au plus haut niveau sur la possibilité de voir d’autres voix qui ont critiqué et s’opposé, sans pour autant porter atteinte à la sécurité nationale, revenir sur la scène. »
Magdy El-Jallad, rédacteur en chef de la Fondation UNA pour la presse et les médias
Le retour potentiel du journaliste satirique Bassem Youssef a été évoqué, suscitant des réactions contrastées. M. El-Jallad a minimisé les critiques formulées par certains, les attribuant à la défense d’intérêts personnels et à la volonté d’éviter l’émergence de voix crédibles sur la scène médiatique. Il a souligné que le retour de Youssef serait perçu comme un message politique fort, signalant une nouvelle ère d’ouverture politique pour l’Égypte.
M. El-Jallad a mis en avant les qualités de Bassem Youssef, soulignant son influence sur l’opinion publique internationale :
« Bassem Youssef n’est pas seulement un défenseur de la question palestinienne, mais il a su influencer l’opinion publique mondiale grâce à son intelligence, sa culture et sa capacité à comprendre le langage du discours occidental. »
Magdy El-Jallad, rédacteur en chef de la Fondation UNA pour la presse et les médias
Il a ajouté que l’État avait conscience de son patriotisme et de sa loyauté envers le pays avant d’envisager son retour.
M. El-Jallad a également révélé avoir été personnellement sollicité pour donner son avis sur le retour d’une figure d’opposition basée à l’étranger, mais qui n’est pas liée aux Frères musulmans ou à des organisations terroristes. Il a interprété cette démarche comme un changement significatif dans l’approche du gouvernement égyptien en matière d’opposition.
