Publié le 7 octobre 2025 08:36:00. Le président philippin Ferdinand Marcos Jr. a nommé un proche collaborateur à la tête de l’agence indépendante de lutte contre la corruption, dans un contexte de répression accrue contre les malversations, notamment dans les projets d’infrastructure.
- Ferdinand Marcos Jr. a choisi un allié pour diriger l’agence anti-corruption philippine.
- Le secrétaire à la Justice, Jesus Crispin Remulla, a été chargé de garantir la transparence et l’équité dans les enquêtes.
- Cette nomination intervient alors que des scandales de corruption liés aux projets de contrôle des inondations secouent le pays.
Manille a annoncé la nomination d’un allié du président Ferdinand Marcos Jr. à la tête de l’agence indépendante chargée de lutter contre la corruption. Cette décision intervient alors que l’administration Marcos intensifie ses efforts pour éradiquer la corruption, en particulier dans le secteur des infrastructures, régulièrement pointé du doigt.
Le secrétaire à la Justice, Jesus Crispin Remulla, a reçu pour mission de « maintenir la transparence, renforcer les mesures anti-corruption et s’assurer que la justice est administrée de manière équitable et efficace », a indiqué mardi le bureau de communication présidentiel dans un communiqué.
« Il n’y aura pas de vaches sacrées, pas d’exemptions et aucune excuse. La fonction publique est une fiducie publique, et ceux qui la trahissent seront tenus responsables. »
Ferdinand Marcos Jr., Président des Philippines
Ce poste, pour lequel un mandat de sept ans est prévu, revêt une importance particulière alors que le gouvernement philippin cherche à mettre fin à la corruption endémique qui affecte de nombreux projets d’État. Récemment, des allégations de corruption concernant des projets de contrôle des inondations ont provoqué des manifestations dans l’archipel régulièrement frappé par des typhons.
Des enquêtes parlementaires sur ces allégations ont impliqué plusieurs législateurs, dont Martin Romualdez, le cousin de Marcos et ancien président de la Chambre des représentants. M. Romualdez, ainsi que d’autres parlementaires, ont nié toute implication dans des actes répréhensibles.
La nomination de cet allié intervient donc dans un contexte de forte pression pour faire preuve de fermeté et de transparence dans la lutte contre la corruption aux Philippines.
