Publié le 2025-11-19 01:04:00. L’astrophysicien Avi Loeb attire l’attention sur un comportement inhabituel de la comète interstellaire 3I/Atlas, dont les jets de gaz semblent défier les lois de la physique, ouvrant la voie à des hypothèses audacieuses, allant de phénomènes solaires atypiques à la possibilité d’une origine artificielle.
Une nouvelle analyse de la comète interstellaire 3I/Atlas, menée par l’astrophysicien Avi Loeb, membre du Projet Galileo, une initiative dédiée à la recherche d’artefacts technologiques d’origine non humaine, soulève des questions intrigantes sur sa composition et son comportement. Des images récentes, prises après que 3I/Atlas ait franchi son point le plus proche du Soleil, révèlent des anomalies qui défient les modèles établis.
Le point central de l’interrogation réside dans la nature des jets de gaz émis par la comète. Selon Loeb, le schéma observé ne correspond pas à ce qui serait attendu pour un corps en rotation, tel que calculé il y a plusieurs mois. En juillet et août 2025, les estimations indiquaient une période de rotation d’un peu plus de 16 heures pour 3I/Atlas. À cette vitesse, toute émission de gaz ou de poussière devrait apparaître déformée, dispersée ou courbée. Or, les nouvelles photographies montrent des colonnes de matière étonnamment droites, comme si elles maintenaient une orientation fixe bien plus longtemps que ne le permettrait une comète naturelle.
Loeb souligne que, à la vitesse thermique attendue des composés volatils sublimés d’une comète classique (environ 400 mètres par seconde, soit 1 440 kilomètres par heure), le matériau observé mettrait environ un mois pour parcourir une distance d’un million de kilomètres. Il s’interroge donc sur la manière dont la direction des jets peut rester stable alors que l’objet est en rotation constante.
« À la vitesse thermique attendue des volatiles sublimés d’une comète naturelle, 400 mètres par seconde, le matériel met environ un mois pour parcourir un million de kilomètres »,
Avi Loeb, astrophysicien
Plusieurs scénarios sont envisagés pour expliquer ce phénomène. L’un d’eux suggère que seules certaines zones du noyau de la comète réagissent à la lumière du soleil, en fonction de la topographie de l’objet. Par exemple, des poches de glace situées dans des vallées profondes, protégées par des montagnes, ne se sublimeraient que lorsque le Soleil serait à un angle précis. Cela créerait des flux pulsés, séparés par des dizaines de milliers de kilomètres, donnant l’impression d’une succession de « bouffées » alignées le long de la trajectoire.
Cependant, cet effet ne justifierait que les jets pointant vers le Soleil. Or, les images révèlent également des émissions dans la direction opposée, ce qui est difficile à expliquer par de simples variations d’éclairage.
Loeb n’exclut pas, bien qu’il la qualifie de spéculative, la possibilité que ces émissions soient maintenues par un mécanisme artificiel. Il suggère que des propulseurs technologiques pourraient être utilisés pour préserver l’orientation de l’objet à des fins de navigation.
« Une possibilité plus spéculative est que les avions à réaction conservent leur directionnalité parce qu’ils sont produits par des propulseurs technologiques qui préservent l’orientation globale à des fins de navigation. »
Avi Loeb, astrophysicien
Pour l’heure, l’équipe de recherche espère obtenir de nouvelles données sur la rotation de 3I/Atlas afin de les comparer aux images actuelles et de mieux comprendre les mystères de cette comète interstellaire.


