Publié le 26 février 2023. La stéatose hépatique non alcoolique, ou maladie du foie gras, est en augmentation en Espagne. Cette affection, souvent silencieuse, peut être liée à divers facteurs, bien au-delà d’une simple mauvaise alimentation.
- La stéatose hépatique non alcoolique se caractérise par une accumulation excessive de graisse dans le foie.
- Les symptômes peuvent inclure fatigue, inconfort abdominal, mais de nombreux patients ne présentent aucun signe.
- Des facteurs tels que la résistance à l’insuline, le stress chronique et les changements hormonaux peuvent contribuer au développement de cette maladie.
La stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD) est une condition de plus en plus répandue en Espagne, caractérisée par une accumulation anormale de graisse dans les cellules du foie. Si elle est souvent asymptomatique, elle peut se manifester par de la fatigue, un inconfort ou une douleur dans la partie supérieure droite de l’abdomen, selon la clinique Mayo . Cependant, la difficulté de détection réside dans le fait que de nombreuses personnes atteintes ne présentent aucune altération visible.
Les experts ne comprennent pas encore parfaitement les mécanismes qui conduisent à l’accumulation de graisse dans le foie, mais ils ont identifié plusieurs facteurs de risque, notamment le sexe, le surpoids et l’obésité.
Le nutritionniste Pablo Ojeda souligne que la stéatose hépatique ne se résume pas à une alimentation déséquilibrée.
« La stéatose hépatique n’apparaît pas seulement à cause d’une mauvaise alimentation »
Pablo Ojeda, nutritionniste
Il explique que même des personnes actives et ayant une alimentation saine peuvent développer cette condition.
Selon le nutritionniste, la résistance à l’insuline est un facteur clé. Lorsque le glucose a du mal à pénétrer dans les cellules, il se transforme en graisse qui se dépose directement dans le foie. Une alimentation riche en sucres transformés et cachés, ainsi qu’un excès de glucose provenant de boissons gazeuses, de jus industriels et de fruits séchés, favorisent également cette accumulation de graisse.
Ojeda met également en évidence l’impact du manque de repos et du stress chronique. Un taux élevé de cortisol, l’hormone du stress, encourage l’accumulation de graisse viscérale, y compris au niveau du foie. Enfin, il précise que les changements hormonaux survenant après 40 ans, notamment la diminution des œstrogènes et les modifications métaboliques, peuvent également jouer un rôle.
« Les œstrogènes diminuent, votre métabolisme change… Ce qui fonctionnait auparavant ne suffit plus maintenant »
Pablo Ojeda, nutritionniste
Il est donc essentiel d’adopter une approche globale pour prévenir et gérer la stéatose hépatique, en tenant compte de l’alimentation, du niveau de stress, de la qualité du sommeil et des changements hormonaux.


