Publié le 15 octobre 2025 05:00:00. Les urgences de l’hôpital Sant’Anna à Côme sont confrontées à des temps d’attente extrêmement longs, allant jusqu’à plus de 21 heures, en raison d’un manque de personnel et d’une affluence accrue de patients complexes, suscitant l’inquiétude quant à la qualité et la sécurité des soins.
- Un patient de 65 ans a attendu plus de 21 heures aux urgences pour une suspicion de pneumonie.
- Le personnel soignant, bien que dévoué, est débordé par le nombre de patients et la complexité des cas.
- Des problèmes de sécurité liés à la présence de personnes en situation de crise et de sans-abri dans le service ont été signalés.
Les urgences de l’hôpital Sant’Anna à Côme connaissent actuellement une situation critique, marquée par des délais d’attente inacceptables pour les patients. Vittorio Bernasconi, un patient de 65 ans originaire de Côme, témoigne d’une attente de plus de 21 heures avant d’obtenir un diagnostic de bronchite. Il est arrivé aux urgences vers 22h, après avoir consulté son médecin traitant plus tôt dans la journée en raison de problèmes respiratoires liés à des séquelles du Covid-19.
« Je suis d’abord allé chez le médecin à huit heures et demie – dit-il – à cause du Covid j’ai eu des problèmes pulmonaires. J’avais du mal à respirer et, une fois que j’ai écouté, ils m’ont suggéré de faire des recherches plus approfondies. Je suis arrivé aux urgences vers 22h et j’ai été accepté à 22h43. »
Vittorio Bernasconi, patient
Pendant cette longue attente, sa compagne, Velia Borde, s’est rendue dans un autre établissement, Valduce, pour tenter d’obtenir un examen plus rapidement, mais sans succès immédiat en raison de l’indisponibilité d’un radiologue. M. Bernasconi a finalement été pris en charge le matin suivant, avec une radiographie réalisée seulement vers 11h20 et la mise en place d’un masque de ventilation dans la journée.
« Je suis inquiet des situations d’attente épuisantes, des patients laissés sans assistance pendant des heures et des personnels de santé contraints de travailler dans des conditions intenables. Tout cela non seulement compromet la qualité des soins, mais met également en danger la santé et la sécurité de ceux qui se tournent vers le service en cas d’urgence. »
Velia Borde, compagne du patient
Selon les témoignages, l’affluence aux urgences a été particulièrement importante entre vendredi et samedi, avec jusqu’à 95 patients présents simultanément, dont un nombre significatif de cas complexes. Des patients ont également signalé la présence de personnes sans domicile fixe qui passeraient la nuit dans le service, créant des tensions et des problèmes de sécurité. La direction de la santé a réagi en envoyant des spécialistes du service de gériatrie en renfort.
L’Asst Lariana (Azienda Socio Sanitaria Territoriale Lariana) reconnaît les difficultés liées aux temps d’attente et assure que le personnel s’efforce de les réduire au minimum. Elle précise que les patients sont triés en fonction de la gravité de leur état, avec une priorité donnée aux cas les plus urgents. Dans le cas de M. Bernasconi, il lui avait été attribué un code bleu, indiquant une priorité moindre, et son diagnostic final était moins grave que celui initialement suspecté.
L’Asst Lariana souligne également l’augmentation des cas de syndromes respiratoires liés aux virus para-grippaux ces derniers jours. En matière de sécurité, elle indique que des rondes régulières sont effectuées par le personnel de surveillance et que le bouton d’urgence rouge, en lien direct avec la Préfecture de Police, est opérationnel à Sant’Anna.
