Publié le 18 octobre 2025. Le gouvernement indonésien ne prévoit pas d’utiliser les fonds publics pour rembourser la dette liée au projet ferroviaire à grande vitesse Jakarta-Bandung, connu sous le nom de Whoosh. Cette décision, saluée par un membre de la commission parlementaire, met l’accent sur la nécessité de trouver des solutions financières alternatives.
- Le ministre des Finances indonésien, Purbaya Yudhi Sadewa, a confirmé que le budget de l’État (APBN) ne sera pas mobilisé pour couvrir les dettes du projet ferroviaire Whoosh.
- Adian Napitupulu, membre de la Commission V du DPR RI, soutient cette décision, estimant que les fonds publics ne doivent pas être utilisés à des fins commerciales.
- Des pistes de financement alternatives sont envisagées, notamment la valorisation commerciale du service Whoosh, par exemple via la publicité sur les sièges.
La décision de ne pas recourir aux fonds publics pour rembourser la dette du projet ferroviaire Jakarta-Bandung, d’un montant total d’environ 1,2 milliard de dollars américains (soit 18 000 milliards de roupies indonésiennes), intervient alors que PT KCIC, l’entreprise en charge du projet, a commencé à honorer ses échéances de remboursement en 2024. Adian Napitupulu a souligné que le niveau d’endettement, partagé entre l’Indonésie et la Chine, est disproportionné par rapport à des projets ferroviaires conventionnels de distance similaire.
Selon M. Napitupulu, la résolution de cette dette relève d’une logique commerciale et doit être abordée comme telle. Il a évoqué la possibilité de renégocier les termes de l’accord avec la Chine et d’explorer d’autres sources de financement.
« La dette de l’Indonésie dans ce projet est un contexte commercial qui doit être résolu du point de vue commercial. Trouver un moyen de trouver des financements. Négocier avec la Chine. L’accord peut être renégocié. Négocier avec le ministre des Finances et d’autres modèles de collecte de fonds. »
Adian Napitupulu, membre de la Commission V du DPR RI
Parmi les solutions envisagées pour générer des revenus supplémentaires, M. Napitupulu a suggéré de s’inspirer des compagnies aériennes et de proposer des espaces publicitaires sur les sièges du train Whoosh.
« Par exemple, pour augmenter les revenus de Whoosh, pouvons-nous mettre de la publicité sur chaque siège. Auparavant, dans les trains, il y avait des (publicités) dans les avions. »
Adian Napitupulu, membre de la Commission V du DPR RI
PT KCIC s’efforce actuellement de mettre en place des stratégies financières pour assurer le remboursement des prêts contractés auprès du gouvernement chinois.
