Publié le 24 septembre 2025. La première détection du clade I de la variole du singe (Mpox) a été confirmée aux îles Baléares, mais les autorités sanitaires se veulent rassurantes quant à son impact potentiel, soulignant une évolution moins agressive que prévu.
- Le clade I de la variole du singe (Mpox) a été identifié pour la première fois aux îles Baléares.
- Bien qu’une légère augmentation des cas ait été observée ces derniers mois, les autorités sanitaires indiquent que l’épidémie n’est pas en cours et que le nombre d’infections est globalement en baisse.
- Les premières observations suggèrent que le clade I ne présente pas de danger plus important que les autres variantes.
Les autorités sanitaires des îles Baléares ont confirmé la présence du clade I de la variole du singe (Mpox) pour la première fois sur l’archipel, suite à des cas récents détectés vendredi à Majorque. Ce clade, considéré comme potentiellement plus grave que d’autres, avait suscité des inquiétudes. Cependant, les premières analyses sont encourageantes.
Ces derniers mois, un nombre croissant de cas de Mpox a été recensé dans les îles, dont une partie est liée au clade nouvellement détecté. Le gouvernement régional a toutefois précisé qu’il ne s’agit pas d’une épidémie à proprement parler, et que le nombre total d’infections est en déclin par rapport aux années précédentes. En 2025, douze cas confirmés ont été enregistrés, dont neuf au dernier trimestre. À titre de comparaison, 16 cas avaient été recensés en 2024, 15 en 2023 et 216 en 2022.
Le clade I est considéré comme endémique dans les pays d’Afrique centrale, tandis que le clade II, qui présente généralement un cours plus doux, est plus répandu en Afrique de l’Ouest. Toutefois, Elena Esteban, directrice générale de la santé publique, a souligné que les craintes initiales concernant la gravité du clade I n’ont pas été confirmées.
« L’expérience a montré que cette variante se comporte de la même manière que le clade II. »
Elena Esteban, directrice générale de la santé publique
Esteban a également insisté sur la prudence et a précisé qu’il n’est pas encore possible d’établir de lien épidémiologique clair entre les cas récents. Les personnes touchées sont principalement des hommes âgés de 35 à 40 ans ayant des relations homosexuelles. Deux d’entre elles ont été brièvement hospitalisées par précaution, mais ont pu rentrer chez elles rapidement, aucun cas grave n’ayant été signalé.
La maladie se manifeste généralement par des symptômes pseudo-grippaux, tels que de la fièvre et un malaise général, suivis, après un à cinq jours, d’éruptions cutanées. Ces éruptions évoluent d’abord en taches, puis en pustules ou en croûtes. Une personne est considérée comme guérie une fois que toutes les croûtes sont tombées. Esteban a enfin souligné l’importance de la vaccination pour les personnes à risque afin de prévenir les complications.
