Minneapolis, Minnesota – L’abattage d’une mère de famille par un agent fédéral dans une rue résidentielle de Minneapolis a déclenché une vive polémique, exacerbée par les déclarations contradictoires de l’administration Trump qui qualifient la victime de « terroriste intérieure ». Renée Nicole Goodet, 37 ans, a été tuée le 7 janvier 2026, dans des circonstances qui restent floues et font l’objet d’une enquête.
À retenir
- Renée Nicole Goodet, mère de trois enfants, a été abattue par un agent de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE).
- L’administration Trump a rapidement qualifié la victime de « terroriste » et a affirmé qu’elle avait utilisé son véhicule comme une arme, des allégations contredites par les vidéos de l’incident.
- L’affaire soulève des questions sur l’usage de la force par les forces de l’ordre fédérales et la rhétorique incendiaire employée par le gouvernement.
Contexte
Selon l’Associated Press, Renée Goodet était une chrétienne dévouée, sans antécédents de participation à des manifestations. Son ex-mari a déclaré ne jamais l’avoir vue impliquée dans des activités militantes. La victime était une poétesse et une citoyenne qui, selon sa mère, était « l’une des personnes les plus gentilles que j’aie jamais connues ». Elle laissait derrière elle trois enfants.
Les faits se sont déroulés alors que des agents de l’ICE étaient en opération dans le quartier. Une vidéo de l’incident montre Renée Goodet tentant de quitter les lieux, alors que la situation s’envenimait. Un agent a ouvert le feu, tuant la femme sur le coup.
Geoffrey Alpert, expert en matière de recours à la force policière à l’Université de Caroline du Sud, a analysé la vidéo et a déclaré : « La façon dont on évalue cela, c’est qu’on regarde quelle est la menace imminente pour la vie, et il n’y en a aucune. Elle s’en va. »
Ce qui change
L’administration Trump a immédiatement pris la défense de l’agent, affirmant que Renée Goodet avait délibérément écrasé un agent de l’ICE et constituait une menace pour sa vie. Le président Donald Trump a publié un message sur les réseaux sociaux affirmant : « La femme qui criait était, de toute évidence, une agitatrice professionnelle, et la femme qui conduisait la voiture était très désordonnée, obstruait et résistait, et a ensuite violemment, volontairement et méchamment écrasé l’officier de l’ICE, qui semble lui avoir tiré dessus en état de légitime défense. »
Ces déclarations sont contredites par les images de l’incident, qui montrent l’agent tirant sur la voiture alors qu’elle s’éloignait. De plus, l’agent n’a pas semblé être blessé, contrairement à ce qu’a affirmé le président Trump.
Le Département américain de la Sécurité intérieure a également qualifié Renée Goodet de « violente émeutière » et a affirmé qu’elle avait utilisé son véhicule comme une arme dans le but de tuer des agents fédéraux. Ces allégations ont été qualifiées de « mensonges flagrants » par de nombreux observateurs.
Prochaines étapes
Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes de la fusillade et pour évaluer si l’usage de la force par l’agent était justifié. L’affaire a suscité une indignation croissante et des appels à la transparence et à la responsabilité. Il est probable que les prochaines semaines seront marquées par des manifestations et des débats passionnés sur la question de la brutalité policière et de la rhétorique politique incendiaire.
Chiffres clés
| Indicateur | Valeur |
|---|---|
| Âge de la victime | 37 ans |
| Nombre d’enfants laissés orphelins | 3 |
| Date de l’incident | 7 janvier 2026 |
Sources
Associated Press
Minnesota Star Tribune
New York Times



