Publié le 23 octobre 2025. Le président colombien Gustavo Petro a annoncé son intention de contester en justice des accusations lancées par d’anciens responsables américains, notamment l’ancien président Donald Trump, qui l’a publiquement critiqué et mis en cause dans la lutte contre le trafic de drogue. Cette escalade verbale s’inscrit dans un contexte de tensions diplomatiques croissantes entre Bogota et Washington.
- Gustavo Petro compte se défendre juridiquement contre les « calomnies » proférées par des personnalités américaines.
- Donald Trump a accusé le président colombien de « faire beaucoup de dégâts » à son pays et de diriger des « usines de cocaïne ».
- Ces tensions interviennent après la suspension de l’aide financière américaine à la Colombie et un déploiement militaire américain dans les Caraïbes.
Le président colombien Gustavo Petro a déclaré ce mercredi qu’il saisirait la justice américaine pour répondre aux accusations qu’il qualifie de « calomnies ». Cette annonce intervient après de vives critiques formulées par l’ancien président américain Donald Trump, qui a publiquement attaqué Petro, l’accusant notamment d’être impliqué dans le trafic de drogue.
« Je me défendrai judiciairement contre les calomnies que de hauts responsables m’ont lancées sur le territoire des États-Unis avec des avocats américains du système judiciaire américain », a écrit Petro sur son compte X.
Gustavo Petro, président de la Colombie
Petro a également affirmé qu’il continuerait à s’opposer aux « génocides et assassinats perpétrés par ceux qui sont au pouvoir dans les Caraïbes », sans préciser davantage à qui il faisait référence. Il a réitéré sa volonté de collaborer avec les États-Unis dans la lutte contre le trafic de drogue, mais uniquement avec ceux qui sollicitent son aide.
Donald Trump a, de son côté, dénoncé les agissements de Petro depuis la Maison Blanche, affirmant que le président colombien avait « fait beaucoup de dégâts à son pays ». Il a également justifié la suspension de l’aide financière à la Colombie, invoquant un manque d’action dans la lutte contre le trafic de drogue.
« Ils ont des usines de cocaïne. Ils cultivent toutes sortes de conneries et les mauvaises drogues qui entrent aux États-Unis passent généralement par le Mexique, et vous feriez mieux d’être prudent et de prendre des mesures très sérieuses contre lui et son pays. »
Donald Trump, ancien président des États-Unis
Ces déclarations interviennent après que Trump a ordonné en août un déploiement militaire dans les Caraïbes, officiellement pour lutter contre le trafic de drogue. Cette initiative avait déjà suscité des réactions négatives de la part de la Colombie et du Venezuela. La présence de navires et d’avions militaires américains dans les eaux caribéennes a été perçue comme une provocation par ces deux pays.
Mercredi, le Pentagone a annoncé une nouvelle opération contre un navire suspecté de transporter de la drogue, cette fois dans le Pacifique au large de la Colombie. Aucune réaction immédiate n’a été émise par le gouvernement colombien à ce sujet.
L’escalade des tensions entre la Colombie et les États-Unis, son principal partenaire commercial, s’inscrit dans le cadre d’une politique américaine plus agressive en matière de lutte contre le trafic de drogue. Le tweet original de Gustavo Petro détaille sa position sur la question.
