Publié le 24 janvier 2024 16:32:00. L’armée russe étend la portée de ses bombes aériennes grâce à l’ajout de turboréacteurs, une évolution qui pourrait lui permettre de frapper des cibles plus profondément à l’intérieur du territoire ukrainien sans s’exposer aux défenses aériennes.
- La Russie a augmenté la portée de ses bombes aériennes jusqu’à 200 kilomètres.
- Cette augmentation est rendue possible par l’intégration de turboréacteurs et de modules de planification universels (UMPC).
- Les composants de ces nouvelles munitions proviennent de Chine, mais aussi de Suisse et des États-Unis.
Les forces russes améliorent leurs capacités offensives en augmentant significativement la portée de leurs bombes aériennes. Selon des informations provenant de la Direction principale du renseignement du ministère ukrainien de la Défense, ces nouvelles munitions, notamment les bombes planantes guidées modulaires (UMGB), peuvent désormais atteindre des cibles situées jusqu’à 200 kilomètres de distance. Cette avancée tactique permettrait aux avions russes d’éviter la portée des systèmes de défense aérienne ukrainiens, rendant les frappes plus sûres et plus efficaces.
Jusqu’à présent, les bombes aériennes équipées de modules universels de planification et de correction (UMPC), avec une portée de vol allant jusqu’à 75 kilomètres, étaient principalement utilisées pour cibler les régions de première ligne et les zones frontalières de l’Ukraine. La nouvelle portée de 200 kilomètres des UMPB, comme elles sont appelées, ouvre la voie à des attaques plus profondes à l’intérieur du territoire ukrainien.
« Ces armes, en particulier les bombes aériennes dotées de modules universels de planification et de correction (UMPC), qui ont une portée de vol allant jusqu’à 75 km, sont principalement utilisées par l’ennemi pour frapper des cibles dans les régions de première ligne et frontalières de l’Ukraine. L’UMPB ne fera pas exception et leur portée de vol allant jusqu’à 200 km permettra aux avions russes de ne pas entrer dans la portée des systèmes de défense aérienne des forces de défense ukrainiennes. »
Direction principale du renseignement du ministère de la Défense de l’Ukraine
L’analyse des composants de ces nouvelles munitions révèle une dépendance à des sources étrangères. Si la majorité des pièces proviennent de Chine, des composants électroniques essentiels sont fabriqués en Suisse et aux États-Unis. Les bombes à haute puissance du type “Comet”, utilisées dans toutes les modifications de l’UMPC, en sont un exemple.
Par ailleurs, la Russie a récemment mis à l’eau un nouveau sous-marin nucléaire, le “Khabarovsk”, unique en son genre (projet 09851). Cependant, son entrée en service en tant qu’unité de combat opérationnelle est encore lointaine, et des interrogations subsistent quant à son armement réel. Lancement du sous-marin nucléaire “Khabarovsk” et évaluation de la menace posée par le nouveau sous-marin russe.
