Publié le 16 novembre 2025 à 18h19. La situation autour de la société pétrolière Loukoïl en Bulgarie reste préoccupante, malgré un apaisement apparent, et soulève des questions sur l’avenir énergétique du pays et ses relations avec la Russie.
- Le vice-Premier ministre Tomislav Donchev insiste sur la nécessité d’éviter une crise du carburant et de se prémunir contre d’éventuelles poursuites de la Russie.
- Roumen Spetsov devrait être chargé du contrôle financier de Loukoïl, remplaçant ainsi le chef actuel de l’Administration nationale des ressources naturelles.
- Tomislav Donchev a exprimé son désaccord avec le budget 2026, le jugeant trop similaire aux précédents et susceptible de provoquer une crise gouvernementale.
La tempête politique autour de la filiale bulgare de la compagnie pétrolière russe Loukoïl semble s’être calmée, mais les risques persistent, selon le vice-Premier ministre Tomislav Donchev. Intervenant sur BTV, il a souligné l’importance cruciale d’éviter toute pénurie de carburant et de protéger la Bulgarie contre d’éventuelles actions en justice de la part de Moscou.
Selon Donchev, la vente de Loukoïl par le gouvernement bulgare ne doit pas être une finalité en soi, compte tenu de la présence d’un propriétaire initial. Il estime que l’issue de cette affaire dépendra en grande partie des négociations entre les États-Unis et la Russie, tout en insistant sur l’importance pour Sofia de participer activement à ce processus. Il préconise la vente de Loukoïl à un investisseur disposant d’une solide expérience.
Concernant la gestion de Loukoïl, Roumen Spetsov apparaît comme le choix le plus logique pour assurer le contrôle financier de la société. Il ne restera cependant pas à la tête de l’Administration nationale des ressources naturelles, et un nouveau directeur sera nommé. Atanas Atanasov a d’ailleurs suggéré que Spetsov devrait plutôt occuper un poste de comptable au sein de Loukoïl.
Sur un autre sujet, Tomislav Donchev a fait part de son mécontentement vis-à-vis du budget 2026.
« Je n’aime pas le budget 2026. Il ressemble trop aux budgets de 2022, 2023 et 2024 et je n’exclus pas que le gouvernement serait tombé s’il n’avait pas été sous cette forme. »
Tomislav Donchev, vice-Premier ministre
Il a souligné la nécessité d’une consolidation budgétaire et n’a pas exclu la possibilité d’une réécriture du budget en séance plénière afin de favoriser les retraités. Il a toutefois précisé que le budget ne devrait pas conduire à une catastrophe.
Le budget 2026, présenté comme garantissant une transition en douceur vers l’euro, selon le Premier ministre, ne devrait pas augmenter la charge fiscale ou les cotisations sociales.
Kiselova a quant à elle souligné l’intérêt de la Bulgarie à ce que Loukoïl continue de payer ses impôts.
