Quatre ressortissants français ont été inculpés en Australie pour un cambriolage spectaculaire estimé à 10 millions d’euros. Arrêtés le 19 octobre dernier, ils sont soupçonnés d’avoir dérobé plus de 70 objets de luxe dans une propriété de Canberra.
L’affaire, qualifiée de « digne d’un film » par le policier australien Mark Battye, a débuté le mois dernier. Les quatre hommes, âgés de 28 à 37 ans, sont arrivés en Australie le 7 octobre 2025, selon les informations de la chaîne ABC News, et auraient méticuleusement préparé leur opération. « Je fais ce métier depuis longtemps. Je n’ai jamais vu un cambriolage d’une telle ampleur avec des gens qui ont fait le déplacement depuis l’autre bout du monde », a déclaré Battye.
Leur butin comprenait des sacs à main de luxe, des montres de haute volée et des bijoux précieux. Si la majorité des objets a été retrouvée lors de leur arrestation dans un restaurant KFC à Wentworthville, en banlieue de Sydney, certains articles restent introuvables. Parmi ceux-ci figurent une montre Richard Mille, deux Patek Philippe, une bague Hermès et un collier Van Cleef & Arpels, des pièces « uniques, précieuses et difficiles à revendre » selon la police.
Les quatre individus ont été inculpés pour « cambriolage aggravé avec intention de commettre un vol » et « vol en bande organisée ». Leur affaire, initialement prévue pour être examinée en tribunal jeudi dernier, a été reportée à janvier 2026. L’enquête suggère que ce cambriolage était une opération ciblée, les suspects ayant voyagé spécifiquement en Australie pour commettre ces infractions et ayant pris des mesures pour dissimuler leur identité.
Par ailleurs, une perquisition de leur résidence à Canberra a permis de découvrir des objets provenant d’un cambriolage antérieur à Vaucluse, une autre banlieue de Sydney. Des biens volés avaient même été expédiés en France par fret avant d’être interceptés par les autorités françaises. Une seconde enquête est en cours pour déterminer l’étendue de ces activités criminelles.
« Ces incidents seraient le fruit d’une opération ciblée menée par les auteurs présumés, qui se seraient rendus en Australie spécialement dans le but de commettre ces infractions », a précisé la police locale.

