Publié le 8 décembre 2025 à 22h58. L’actrice mexicaine Camila Sodi se livre sur son diagnostic d’autisme et de trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH), révélant comment cette prise de conscience a façonné son regard sur le deuil et la vie, et a inspiré son premier livre.
- Camila Sodi a révélé son diagnostic d’autisme et de TDAH après le décès de sa mère, Ernestina Sodi.
- Elle explique que ses difficultés ne proviennent pas de sa neurodivergence, mais du manque d’empathie et de sensibilité de la société.
- Son livre, Le premier livre du duel, est né de son expérience personnelle du deuil et de son désir d’accompagner ceux qui traversent une perte.
Dans une démarche empreinte d’introspection, Camila Sodi a choisi de partager publiquement une part intime de son vécu. L’actrice a révélé être atteinte d’autisme et de trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité (TDAH). Cette annonce intervient après le décès de sa mère, Ernestina Sodi, un événement qui a déclenché un profond processus de connaissance de soi, aboutissant à la publication de son premier ouvrage littéraire, Le premier livre du duel.
Lors d’une conversation avec Isabel Lascuráin, Camila Sodi a abordé avec franchise les moments marquants de sa vie, notamment l’épreuve de son enlèvement et la perte de sa mère. Elle a partagé pour la première fois les détails de son diagnostic, expliquant ce que signifie pour elle vivre avec ces particularités neurologiques.
« Les vertus sont énormes quand vous pouvez être dans un environnement où l’on vous laisse vivre, où vous pouvez être à l’aise. Et quand votre niveau d’aide extérieure n’est pas si élevé. Bien sûr, pour ceux qui ont besoin d’une aide extérieure, il est plus difficile de coexister dans un monde qui n’est pas conçu pour vous. »
Camila Sodi
L’actrice souligne que les obstacles ne sont pas inhérents à sa neurodivergence, mais découlent du manque de sensibilité et d’adaptation de la société. Elle estime que le monde devrait être conçu par des personnes plus attentives aux besoins de chacun, non seulement de ceux qui sont concernés par le spectre autistique, mais aussi des personnes en deuil ou confrontées à des difficultés.
Camila Sodi a également évoqué la solitude que peut engendrer un processus de deuil dans un environnement dépourvu d’empathie. Elle déplore un climat social où la vulnérabilité est mal perçue :
« Dans un monde et une culture aussi toxiques, c’est difficile. Tout comme le chagrin, le monde est accablant, le monde n’est pas un endroit où l’on se sent en sécurité, non, on dit ‘Je vais pleurer et quelqu’un va voler mon sac’. Et les gens disent toujours : ‘Comment vas-tu ? Est-ce que tu vas bien maintenant ? Ne t’inquiète pas, ça va finir’. »
Camila Sodi
L’actrice se souvient également de ses premières expériences avec la presse, où elle se sentait submergée par l’attention portée à sa vie privée. Bien qu’elle ait toujours été capable de fonctionner, elle reconnaît que ces situations l’ont émotionnellement dépassée. Elle explique avoir peu besoin d’aide extérieure, mais que sa neurodivergence la rend particulièrement sensible au stress.
Aujourd’hui, Camila Sodi vit un moment d’authenticité, partageant son expérience du deuil et de la vie avec un cerveau différent dans un monde qui manque souvent d’espaces sûrs. Par ses mots et ses réflexions, elle invite à une conversation essentielle sur l’empathie, la sensibilité et la diversité neurologique, rappelant que la vulnérabilité peut être une source de connexion profonde.
