Publié le 28 novembre 2025 à 00:17:00. Le gouvernement chilien a tenu à clarifier qu’aucune mobilisation militaire n’a été observée à la frontière avec le Pérou, malgré l’annonce récente de ce dernier pays de renforcer sa présence militaire aux frontières, y compris celle avec le Chili.
- Le gouvernement chilien affirme qu’il n’y a eu aucun mouvement militaire à la frontière avec le Pérou.
- La situation est jugée stable par les autorités chiliennes, sans augmentation notable des passages illégaux.
- Une baisse de près de 48 % des revenus liés aux passages irréguliers a été constatée sous le gouvernement actuel.
Santiago a réagi à l’annonce péruvienne de militariser ses frontières, une décision prise dans le cadre d’une situation régionale plus large. Cependant, les autorités chiliennes insistent sur le fait qu’il n’y a pas de tension bilatérale et que la situation à la frontière est sous contrôle. Le ministre de la Sécurité Publique, Luis Cordero, a souligné que la coopération entre les forces de l’ordre des deux pays, notamment via des protocoles conjoints mis en place après les crises migratoires de 2019 et 2023 à Chacalluta, contribue à cette stabilité.
Selon les informations fournies par La Moneda, le suivi quotidien effectué par la police et les forces armées dans la macrozone nord ne révèle aucune augmentation des flux migratoires illégaux ou de modifications significatives du trafic frontalier.
« Ce qui s’est passé au Pérou continue d’être une annonce et non une exécution à sa frontière avec le Chili. »
Camila Vallejo, porte-parole du gouvernement
La porte-parole du gouvernement a également précisé qu’il s’agit d’une décision souveraine du Pérou, comparable au déploiement militaire que le Chili a lui-même mis en œuvre dans sa région frontalière. Elle a réaffirmé l’absence de signes de tension entre les deux pays.
Le gouvernement chilien met en avant une diminution significative des revenus provenant des passages irréguliers, qui ont baissé de près de 48 % sous l’administration actuelle. Cette amélioration est attribuée au renforcement des effectifs policiers et militaires, à l’intégration de nouvelles technologies et à la modernisation des postes frontaliers. Les autorités chiliennes affirment ainsi maintenir un contrôle efficace de la frontière, malgré l’annonce péruvienne.
