Publié le 7 décembre 2023. Une étude de 22 ans révèle que de meilleurs niveaux de condition physique sont associés à un risque significativement réduit de cancers de la vessie et du rein, en particulier chez les hommes.
- Une bonne condition cardiorespiratoire pourrait offrir une protection à long terme contre les cancers des voies urinaires.
- Les hommes en forme présentent une diminution de 41 % du risque de cancer des voies urinaires.
- L’étude souligne l’importance d’intégrer l’évaluation de la condition physique dans les bilans de santé de routine.
Selon des recherches publiées par le European Medical Journal, l’activité physique régulière et une bonne condition cardiorespiratoire pourraient jouer un rôle protecteur contre le développement de cancers de la vessie et du rein. L’étude, basée sur les données de la deuxième enquête Trøndelag sur la santé (HUNT2), a suivi près de 47 000 adultes pendant plus de deux décennies.
Les chercheurs ont évalué la condition cardiorespiratoire de chaque participant en tenant compte de facteurs tels que l’âge, le tour de taille, la fréquence cardiaque au repos et le niveau d’activité physique. Les participants ont ensuite été répartis en trois groupes : faible, moyenne et élevée condition physique.
L’analyse des données a révélé un lien inverse significatif entre la condition physique et le risque de cancer des voies urinaires. Les personnes ayant une condition physique moyenne présentaient un risque 13 % inférieur de développer ces cancers, tandis que celles en excellente condition physique bénéficiaient d’une réduction de 36 %. L’effet était particulièrement marqué chez les hommes : une condition physique moyenne était associée à une diminution de 17 % du risque, et une condition physique élevée à une baisse de 41 %.
L’étude a également mis en évidence des différences entre les sexes. Chez les hommes, une bonne condition physique était liée à un risque 34 % inférieur de cancer de la vessie, mais aucun lien similaire n’a été observé chez les femmes. En ce qui concerne le cancer du rein, une relation dose-réponse inverse significative a été constatée : plus la capacité cardiorespiratoire était élevée, plus le risque de développer un cancer du rein était faible, cette tendance étant plus prononcée chez les hommes.
Bien qu’il s’agisse d’une étude observationnelle et ne puisse établir de lien de causalité direct, les chercheurs soulignent la taille importante de l’échantillon, la longue durée du suivi et la cohérence des résultats pour différents types de cancer. Ils suggèrent que l’évaluation de la condition cardiorespiratoire pourrait être un outil précieux pour identifier les personnes à risque et encourager l’adoption de modes de vie plus actifs.
Les résultats de cette étude renforcent l’importance de promouvoir l’activité physique et d’améliorer la condition cardiorespiratoire comme stratégies de prévention du cancer. Des changements de mode de vie, tels que la pratique régulière d’exercices aérobiques, peuvent contribuer à maintenir un tour de taille sain et à gérer la fréquence cardiaque au repos, réduisant ainsi le risque de cancer à long terme. La condition cardiorespiratoire pourrait ainsi devenir un marqueur clinique important pour la prédiction du risque de cancer et la personnalisation des stratégies de prévention.
