Publié le 13 novembre 2025 à 21h30. De plus en plus de jeunes joueurs de baseball taïwanais tentent leur chance dans les ligues professionnelles japonaises, une voie qui s’avère semée d’embûches malgré l’investissement croissant dans la formation sportive à Taiwan.
- Hsu Ruoxi, un lanceur prometteur surnommé « Fils du Dragon », est sur le point de rejoindre le championnat japonais et pourrait signer un contrat record d’environ 1 milliard de yens (environ 6,6 millions d’euros).
- Ku Lin Ruiyang est devenu l’année dernière le premier lanceur issu d’une école secondaire professionnelle à intégrer le système japonais.
- Le parcours « d’abord lycée professionnel, puis professionnel japonais » est une voie difficile, avec un taux de réussite faible, mais représente une opportunité pour les jeunes talents taïwanais.
Le baseball professionnel japonais, réputé pour ses salaires élevés et sa compétitivité, attire de nombreux joueurs taïwanais. Si le nombre de lanceurs taïwanais ayant réussi à intégrer une équipe première est significatif, le chemin est ardu. L’expérience au Japon permet de mesurer l’intensité de la compétition entre les deux pays, et seuls quelques rares joueurs parviennent à s’imposer durablement.
« Fils du Dragon » Hsu Ruoxi est au centre de toutes les attentions. Plusieurs équipes japonaises se disputent ses services, et le champion en titre, les SoftBank Eagles, serait prêt à débourser une somme record pour s’assurer de ses services. Cependant, l’histoire nous enseigne que le passage du niveau secondaire professionnel au championnat japonais est loin d’être une garantie de succès. Beaucoup de jeunes joueurs talentueux retournent à Taiwan, déçus et blessés par les difficultés rencontrées.
L’année dernière, Ku Lin Ruiyang, surnommé « Fucheng Golden Sun », a ouvert la voie en devenant le premier lanceur de niveau intermédiaire à rejoindre le système japonais. Il avait alors exprimé sa volonté de prouver que les terrains de niveau intermédiaire regorgeaient de talents. En mai dernier, après avoir remporté sa première victoire, il déclarait avec conviction :
« C’est une victoire très significative. Peu de lanceurs taïwanais viennent au Japon pour se développer. Je peux gagner le terrain gagnant, ce qui est d’une grande importance pour Taiwan. »
Ce mouvement de joueurs taïwanais vers le Japon a connu un redémarrage en 2000, après une interruption de 17 ans. Cao Juntong, Lin Yingjie et Lin Enyu avaient alors été les premiers à tenter l’aventure, mais leur parcours n’a pas été facile. Ces dernières années, un nouveau système a été mis en place, permettant aux joueurs ayant accumulé trois ans d’expérience de voyager à l’étranger en tant qu’agents libres. Ku Lin Ruiyang a été le premier à en bénéficier, et Hsu Ruoxi suivra ses traces.
Ces jeunes joueurs portent sur leurs épaules l’espoir d’une nouvelle génération et l’investissement important réalisé dans les écoles secondaires professionnelles. S’ils parviennent à s’imposer au Japon, cela renforcera la confiance des jeunes talents taïwanais et validera la voie « d’abord lycée professionnel, puis professionnel japonais ». À long terme, cela pourrait s’avérer bénéfique pour les joueurs et les équipes taïwanaises, créant une situation gagnant-gagnant-gagnant.
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