Publié le 2024-05-03 14:45:00. Une étude britannique révèle que l’activité physique régulière pendant l’hiver pourrait aider à maintenir des niveaux de vitamine D plus stables, particulièrement chez les personnes en surpoids ou obèses. Les résultats suggèrent que l’exercice lui-même, et non la perte de poids, pourrait être le facteur clé.
- L’activité physique a permis de limiter la baisse de la vitamine D à environ 15 % pendant l’hiver, contre 25 % pour le groupe témoin.
- Les participants actifs ont maintenu des niveaux de vitamine D considérés comme bénéfiques pour le système immunitaire et la santé osseuse.
- L’étude suggère que l’exercice a un impact direct sur les niveaux de vitamine D, indépendamment des variations de poids.
Des chercheurs du Royaume-Uni ont mené une étude auprès de plus de cinquante personnes souffrant de surpoids ou d’obésité pour évaluer l’impact de l’exercice sur les niveaux de vitamine D durant les mois d’hiver, période où l’exposition au soleil et donc à cette vitamine est naturellement réduite.
L’étude a consisté en un programme de dix semaines pendant lesquelles 30 participants ont pratiqué une activité physique régulière, combinant des séances sur tapis roulant et à vélo, quatre fois par semaine. Un groupe témoin a été constitué pour comparaison. Les taux de vitamine D de tous les participants ont été mesurés avant, pendant et après le programme.
Les résultats ont démontré que le groupe ayant pratiqué une activité physique a vu son taux de vitamine D diminuer d’environ 15 % pendant l’hiver, tandis que la baisse était de 25 % dans le groupe témoin. De plus, le groupe actif a maintenu des niveaux de vitamine D considérés comme favorables au bon fonctionnement du système immunitaire et à la santé des os. Dans le groupe inactif, ces niveaux ont chuté de 15 %.
Un aspect important de cette recherche est que le poids des participants est resté stable tout au long de l’étude. Cela suggère que l’effet positif de l’exercice sur les niveaux de vitamine D n’est pas lié à une éventuelle perte de poids, mais bien à l’activité physique elle-même.
Source: DOI 10.1002/advs.202416312
