Publié le 22 décembre 2025. La Première ministre de Trinité-et-Tobago, Kamla Persad-Bissessar, a accusé la Communauté caribéenne (Caricom) de cautionner le régime de Nicolas Maduro, dénonçant un alignement qui, selon elle, menace la démocratie et la sécurité régionale.
- Trinité-et-Tobago refuse de soutenir une politique régionale perçue comme trop conciliante envers le gouvernement vénézuélien.
- La Première ministre Persad-Bissessar met en garde contre les menaces du Venezuela, qui dépassent le litige territorial avec la Guyane.
- Des tensions croissantes au sein de la Caricom témoignent de divergences profondes concernant l’approche à adopter vis-à-vis du Venezuela.
La Première ministre trinidadienne a exprimé publiquement son désaccord avec la position de la Caricom, qu’elle juge trop complaisante envers le gouvernement de Nicolas Maduro. Dans une déclaration postée sur son compte X (anciennement Twitter), elle a qualifié le régime vénézuélien de « gouvernement narco-dirigé par un dictateur », accusant la Caricom de contribuer à la pérennité du chavisme.
Persad-Bissessar a précisé que Trinité-et-Tobago ne participera pas aux initiatives qui, sous couvert de promotion d’une « zone de paix », ignorent les violations des droits de l’homme et les activités illicites imputées au régime de Caracas. Elle estime que cette attitude affaiblit les efforts internationaux visant à stabiliser la région.
« La CARICOM s’est alignée sur le gouvernement narco-narco de Maduro dirigé par un dictateur qui a emprisonné ou tué des milliers de Vénézuéliens qui s’opposaient à lui. Trinité-et-Tobago ne veut pas participer à cet alignement, nous ne soutenons pas la dictature et le trafic de drogue et nous ne soutenons pas… »
Kamla Persad-Bissessar, Première ministre de Trinité-et-Tobago (@PM_Kamla)
La Première ministre a également mis en garde contre l’étendue des menaces émanant du Venezuela, qui ne se limitent pas au différend territorial avec la Guyane. Elle a évoqué des références récentes affectant directement Trinité-et-Tobago, soulignant la nécessité d’une politique étrangère axée sur la protection de l’État et de ses citoyens.
Kamla Persad-Bissessar a par ailleurs critiqué les dirigeants d’Antigua-et-Barbuda, leur reprochant de détourner le débat des enjeux fondamentaux et de ne pas rendre compte de manière transparente à leurs populations des conséquences diplomatiques de leur rapprochement avec Caracas.
Elle a réaffirmé le soutien de son gouvernement aux actions des États-Unis visant à contrer l’expansion des menaces transnationales dans les Caraïbes, insistant sur le fait que toute stratégie régionale doit privilégier la stabilité et le respect du droit international.
Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions croissantes au sein de la Caricom, organisation regroupant 15 États membres. Si Trinité-et-Tobago et la Guyane adoptent une ligne plus ferme à l’égard du chavisme, d’autres pays privilégient une approche diplomatique et mettent en garde contre les risques d’une escalade militaire dans la région.
