Les Golden Globes, souvent considérés comme le prélude à la saison des récompenses hollywoodiennes, ont distribué leurs trophées dimanche soir lors d’une cérémonie à l’hôtel Beverly Hilton de Los Angeles. Malgré un contexte mondial incertain, la soirée a privilégié la légèreté et la convivialité, tout en esquissant quelques prises de position discrètes.
À retenir
- La 86e cérémonie des Golden Globes a mis à l’honneur des œuvres cinématographiques et télévisuelles, mais a surtout été marquée par une ambiance détendue et des discours empreints d’optimisme.
- L’humoriste Nikki Glaser a animé la soirée avec brio, alternant entre plaisanteries mordantes et hommages sincères.
- Plusieurs personnalités ont profité de l’événement pour évoquer des problématiques sociales, notamment à travers le port de badges de soutien.
Contexte
Les Golden Globes sont décernés par l’Association de la presse étrangère à Hollywood (HFPA) et sont traditionnellement perçus comme un indicateur des possibles vainqueurs aux Oscars. Cependant, leur influence réelle est souvent remise en question. La cérémonie de cette année s’est déroulée dans un contexte mondial marqué par des tensions géopolitiques et des préoccupations économiques, mais l’événement a choisi de mettre l’accent sur la positivité et l’espoir.
Ce qui change
Bien que les Golden Globes n’aient pas d’impact direct sur la vie quotidienne du grand public, ils contribuent à façonner l’opinion et à promouvoir les œuvres cinématographiques et télévisuelles primées. La reconnaissance accordée à certains films et séries peut entraîner une augmentation de leur popularité et de leur visibilité.
Prochaines étapes
La saison des récompenses se poursuivra avec les nominations et les cérémonies de remise des prix des différentes guildes et associations professionnelles, culminant avec les Oscars en mars prochain. Il sera intéressant d’observer si les tendances observées aux Golden Globes se confirmeront au cours des prochaines semaines.
L’humoriste Judd Apatow, en introduisant le prix du meilleur réalisateur, a évoqué son boycott auto-proclamé des Golden Globes pendant dix ans, suite à la défaite de son film « Trainwreck » face à « Seul sur Mars » de Ridley Scott. Il a ironisé : « Depuis, nous avons eu le COVID. Je crois que nous sommes une dictature maintenant. »
Plusieurs stars ont arboré des boutons « Be Good », en signe de soutien à Renée Nicole Bonabattu, victime d’une agression par un agent de l’ICE à Minneapolis.
Nikki Glaser, qui avait déjà animé la cérémonie l’année précédente, a de nouveau fait preuve de son talent d’humoriste. Elle a débuté son monologue par une série de blagues satiriques sur l’actualité, avant de se tourner vers les célébrités présentes. Elle a notamment demandé à George Clooney de l’aider avec sa machine à café Nespresso et a comparé le look de Sean Penn à « un sac à main en cuir sexy ». Elle s’est également moquée de la musculature de Timothée Chalamet pour son rôle dans un film sur le ping-pong et de la taille de Kevin Hart.
Paul Thomas Anderson, récompensé pour son travail de réalisateur sur « One Battle After Another », a été aperçu bercant ses trophées comme des bébés. Rhéa Seehorn, sacrée meilleure actrice pour « Pluribus », a suscité l’enthousiasme du public.
Seth Rogen, qui avait incarné un personnage obsédé par l’idée d’être reconnu aux Golden Globes dans la série « The Studio », a profité de sa présence sur scène pour rendre hommage à son équipe technique et dénoncer les inégalités d’accès aux événements hollywoodiens.
L’ovation réservée à Julia Roberts, venue remettre le prix du meilleur film musical ou comique, a été particulièrement chaleureuse. Elle a déclaré avec humour : « Je vais être impossible pendant au moins une semaine. »
Enfin, Nikki Glaser a clôturé la soirée en arborant une casquette « Spinal Tap » et en lançant : « Celui-ci est allé à 11 », une référence au célèbre film de Rob Reiner. Elle a également exprimé l’espoir d’avoir trouvé le juste équilibre entre intelligence et stupidité.
