Publié le 24 septembre 2024 18h30. Les grandes banques américaines JPMorgan Chase, Bank of America et Citigroup ont renoncé à un plan de sauvetage financier de 20 milliards de dollars pour l’Argentine, fragilisant les efforts du gouvernement Milei pour stabiliser son économie.
- Les banques américaines ont abandonné l’idée d’un prêt de 20 milliards de dollars à l’Argentine.
- Elles envisagent désormais une aide plus limitée, d’environ 5 milliards de dollars, pour faire face aux échéances de dette immédiates.
- Cette volte-face intervient malgré un accord de « swap » de devises conclu avec les États-Unis.
L’Argentine, confrontée à une grave pénurie de dollars, avait espéré bénéficier d’un soutien financier massif des États-Unis, incluant un échange de devises de 20 milliards de dollars et une ligne de crédit privée supplémentaire du même montant. Cependant, selon des informations du Wall Street Journal, les principales banques américaines ont finalement décidé de se retirer du plan initial.
JPMorgan Chase, Bank of America (BofA) et Citigroup, initialement disposées à participer à ce « plan de sauvetage », ont finalement exprimé des réserves quant à la capacité de l’Argentine à honorer ses engagements. Elles réclamaient des garanties plus solides contre d’éventuelles pertes, mais la possibilité d’accorder la totalité des 20 milliards de dollars n’est plus à l’ordre du jour, soulignent les sources du Wall Street Journal.
Les banques envisagent désormais une aide plus modeste, de l’ordre de 5 milliards de dollars, qui permettrait au Trésor argentin de faire face à des remboursements de dette urgents, s’élevant à 4 milliards de dollars américains. Plusieurs options sont à l’étude, notamment une ligne de rachat à court terme ou un accord de « repo », où l’Argentine fournirait un portefeuille d’investissement en échange de liquidités.
Le gouvernement argentin pourrait également chercher à obtenir des prêts supplémentaires sur les marchés obligataires, avec l’aide des banques américaines, afin de financer le remboursement du « repo ». Cependant, ces négociations sont encore à un stade préliminaire et pourraient échouer, selon les sources du Wall Street Journal.
Avant l’intervention du Trésor américain, le gouvernement de Javier Milei était déjà confronté à une pénurie de dollars, exacerbée par des interventions régulières sur le marché des changes pour tenter de stabiliser le taux de change. L’incertitude politique précédant les élections avait conduit à des injections de devises étrangères de plus en plus importantes. L’accord de « swap » conclu avec les États-Unis avait constitué un soulagement temporaire pour les finances publiques.
Parallèlement à cette aide financière, l’administration Trump avait également annoncé son intention d’augmenter les importations de viande argentine. Cette mesure visait à soutenir le secteur agricole argentin, tout en exerçant une pression à la baisse sur les prix de la viande aux États-Unis, selon les déclarations de l’ancien président américain.
