Publié le 21 octobre 2025 à 21h58. De nouvelles controverses entourent le parti de Javier Milei, La Libertad Avanza, après la révélation qu’une de ses candidates a frauduleusement déclaré un terrain vague comme domicile légal, soulevant des questions sur la validité de sa candidature.
- Virginia Gallardo, candidate à la députation pour la province de Corrientes, a enregistré un terrain non bâti comme adresse officielle.
- Le maire de Riachuelo affirme que Gallardo n’habite pas à l’adresse déclarée et n’y a pas vécu depuis des années.
- Cette affaire s’ajoute à d’autres problèmes rencontrés par le parti libertaire, notamment des accusations de détournement de fonds.
La candidate à la députation de La Libertad Avanza, Virginia Gallardo, est au centre d’une nouvelle polémique. Selon des informations révélées par nos confrères de Perfil, elle a déclaré à la Justice Électorale un terrain vacant situé dans la province de Corrientes comme étant son domicile légal.
Virginia Gallardo concourt pour un siège à la Chambre des députés lors des élections du 26 octobre. Elle est enregistrée comme résidant à San Cayetano, une petite commune de 972 habitants (recensement de 2022) située à 20 kilomètres de la capitale provinciale. Cependant, les autorités locales affirment que l’adresse indiquée correspond à un terrain en construction qui ne lui appartient pas.
Martín Jetter, le maire de Riachuelo, a déclaré :
« Virginia Gallardo a un document d’identité (DNI) avec une adresse à San Cayetano. L’adresse existe, mais c’est une construction qui n’est pas à son nom et elle n’habite pas ici. »
Il a précisé que chaque candidat doit fournir une déclaration sous serment (DDJJ) pour être validé sur le bulletin de vote.
L’affaire prend une tournure supplémentaire, car les listes électorales indiquent que Gallardo est également autorisée à voter dans la ville de Buenos Aires, plus précisément dans la commune 7 du quartier de Flores.
Cette controverse intervient quelques jours après que Gallardo ait suscité l’indignation en donnant des chiffres confus sur le taux de pauvreté en Argentine lors d’une interview. Elle avait alors déclaré :
« Il y a 35 (millions de pauvres) et avant il y en avait 56… c’est la politique que je suis. »
Elle s’était ensuite justifiée sur les réseaux sociaux, expliquant qu’elle parlait de pourcentages et regrettant de ne pas avoir été plus claire :
« Je parlais de pourcentages ; désolé de ne pas l’avoir précisé. »
Ces problèmes concernant Gallardo s’ajoutent à une série de difficultés rencontrées par La Libertad Avanza. Récemment, des enregistrements audio ont révélé que Santiago Pauli, un député libertaire de la Terre de Feu, expliquait un mécanisme permettant à ses collaborateurs de conserver indûment les frais de déplacement. Ces audios, diffusés par les médias, montrent une conversation entre Pauli et Rolando Correa, représentant territorial du parti en Terre de Feu. Pauli y explique comment il encourageait ses collaborateurs à conserver l’intégralité des fonds alloués aux frais de déplacement, même s’ils n’étaient pas utilisés :
« C’est simple à comprendre : c’est une indemnité journalière pour un travail que quelqu’un ne fait pas. Au lieu d’exiger un pourcentage d’un contrat, comme le fait n’importe quelle partie, nous avons dit : conservez 100% du contrat, mais donnez-nous les frais de déplacement que vous n’utilisez pas. »
