Publié le 19 novembre 2025 à 21h30. L’avocat Firdaus Oiwobo a vu son audience devant la Cour constitutionnelle (MK) perturbée par une demande inattendue : enlever sa toge d’avocat. Cette requête, formulée par le juge en chef Suhartoyo, fait suite à la suspension temporaire de son serment d’avocat.
- Firdaus Oiwobo conteste devant la Cour constitutionnelle la loi sur les avocats suite à la suspension de son serment.
- Le juge en chef de la MK a demandé à l’avocat de retirer sa toge, le considérant comme un simple demandeur et non comme un représentant légal.
- La requête de Firdaus Oiwobo porte sur des articles de la loi sur les avocats qu’il juge contraires à la Constitution.
L’audience, qui s’est tenue au centre de Jakarta, a pris une tournure surprenante lorsque le juge Suhartoyo a expliqué que la suspension du serment de Firdaus Oiwobo signifiait qu’il avait temporairement perdu le droit d’agir en tant que conseiller juridique dans cette affaire. « Mais aujourd’hui, sur la base des preuves présentées, nous avons un rapport sur votre serment de nomination qui a été gelé par la Cour suprême, vous avez donc temporairement perdu pied jusqu’à ce qu’une décision soit prise sur cette requête », a déclaré le juge en chef.
Firdaus Oiwobo avait initialement comparu devant la Cour constitutionnelle vêtu de sa toge d’avocat. Suite à la demande du juge, il a quitté brièvement la salle pour revenir en chemise batik, sans toge. L’avocat de Firdaus Oiwobo, Deolipa Yumara, a ensuite été invité à présenter son équipe pendant que son client se conformait à la requête de la Cour.
La contestation de Firdaus Oiwobo, enregistrée sous le numéro 217/PUU-XXIII/2025 auprès de la Cour constitutionnelle, porte sur l’article 7, paragraphe 3, et l’article 8, paragraphe 2, de la loi numéro 18 de 2003 relative à la profession d’avocat. Il demande notamment que ces articles soient déclarés contraires à la Constitution de 1945, à moins qu’ils ne soient interprétés de manière à garantir une défense équitable et transparente aux avocats soupçonnés de manquements éthiques.
Plus précisément, Firdaus Oiwobo souhaite que la Cour statue sur la nécessité pour les organisations d’avocats de fournir aux avocats accusés de violations éthiques la possibilité de se défendre de manière équitable avant d’imposer des sanctions, et que toute suspension du serment d’avocat ne puisse être prononcée qu’à la suite d’une décision de la Cour suprême ou du Conseil honoraire des organisations d’avocats.
Il conteste également la validité de la décision du président de la Haute Cour de Banten, numéro 52/KPT.W29/HM.1.1.1/II/2025, qu’il juge contraire à la Constitution. Il demande enfin que la décision de la Cour soit publiée au Journal officiel.
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(mib/haf)
